Le lundi 6 avril, Niklas Blessing a soulevé le trophée de champion de Suisse M21 avec le HC Bienne. Une semaine plus tard, le défenseur seelandais partait sous les drapeaux dans le cadre de la préparation pour le Mondial 2026 hommes qui se déroulera en Suisse. Un sacré grand écart pour le jeune défenseur de 19 ans.
«J'ai reçu un message vocal de Marcel Jenni (ndlr coach assistant de l'équipe de Suisse) juste après le titre avec Bienne, nous raconte-t-il. C'était une surprise totale (rires).» Bien sûr à ce stade les joueurs des équipes demi-finalistes n'entrent pas en ligne de compte, ce qui rend les places moins rares. Mais tout de même... «Je ne pensais pas que je pourrais entrer en ligne de compte pour le début de la préparation», admet-il modestement.
Cette semaine, il a pourtant pris la direction de la Slovaquie où l'équipe de Suisse entame sa préparation avec deux rencontres amicales. «J'avais prévu des vacances au sud de la France, rigole-t-il. Mais dans ces circonstances, je change volontiers mes plans.» Ses premiers pas «chez les grands» se sont déroulés le plus simplement du monde. «Bien sûr que c'est un peu impressionnant, lance-t-il. Mais tout le monde m'a très bien accueilli.»
Plus de 80 matches
Cette saison, Niklas Blessing a déjà disputé 82 matches officiels, 12 avec les M21 de Bienne, 49 en National League avec les Seelandais, 5 de Mondial M20 et 16 amicaux. «Autant? Je dois bien avouer que je ne compte pas les matches, rigole-t-il. C'est vrai que cette saison est un peu un marathon avec assez peu de temps morts. Mais je suis encore jeune, donc ce n'est pas forcément quelque chose qui me pose un problème d'un point de vue physique.»
Et mentalement? «Je ne vais pas me plaindre, précise-t-il. Mais c'est plutôt cet aspect sur lequel je me concentre le plus. Mais quand tu es sélectionné en équipe de Suisse, tout devient plus simple.»
Cette sélection ne tombe pas du ciel pour Niklas Blessing. À seulement 19 ans, il a fait preuve d'une belle maturité à l'occasion de sa seconde saison dans l'élite. Après avoir disputé 31 matches la saison dernière, il a quasi pris part à toutes les rencontres lors de l'exercice en cours. «Au début, ce n'était pas simple, confesse-t-il. On dit que la saison de la confirmation est toujours compliquée. Et je l'ai vraiment remarqué. Je sentais que tout n'était pas aussi fluide que lors de mes débuts. J'ai davantage dû me battre, mais je pense qu'au final, cela m'a aidé.»
Changement de coach
L'arrière a également vécu son premier changement de coach avec le remplacement de Martin Filander par Christian Dubé. «Et ce n'est pas quelque chose de simple, confirme-t-il. Tu sais que tu dois à nouveau faire tes preuves. En tant que jeune joueur, il y a de la pression, puisque les entraîneurs peuvent avoir tendance à s'appuyer davantage sur les éléments plus expérimentés.»
Paradoxalement, c'est au moment où il a joué en juniors qu'il a fait des pas vers l'avant. «C'est là que tu bâtis ta confiance, précise-t-il. Même si ce n'est que pour quelques matches. En ayant plus de temps de jeu, tu te mets dans un rythme et le retour dans l'élite n'est pas simple, mais moins compliqué.»
L'exemple Janis Moser
Lorsque l'on pense à un jeune international effectuant ses débuts en équipe de Suisse, une comparaison saute aux yeux: Janis Moser. Il est flatté: «Pour moi, c'est un exemple. Je pense que l'on peut en effet comparer nos deux trajectoires en juniors dans le sens où nous nous sommes tous les deux battus pour nous imposer en étant peut-être un peu sous-estimé. L'été passé, j'ai eu la chance de m'entraîner avec lui à Bienne. C'était une belle expérience.»
La star de NHL étant toujours en lice avec Tampa Bay, Niklas Blessing ne va pas patiner avec ces prochains jours. «Et j'espère qu'il aura du succès en play-off, lance-t-il. Moi, je vais déjà essayer de faire du mieux possible pour rester le plus longtemps possible dans l'équipe. Je sais que je n'ai rien à perdre et je suis là pour apprendre chaque jour d'autres choses.»
Ce qu'il attend de ces deux matches contre la Slovaquie? «J'attends déjà de voir si je serai sur la glace (rires). Et si c'est le cas, je veux juste profiter du moment et mettre à profit cette expérience pour emmagasiner le maximum d'expérience. J'ai énormément à apprendre en côtoyant des gars comme Romain Loeffel ou beaucoup d'autres joueurs expérimentés. C'est une chance exceptionnelle.»
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Autriche | 0 | 0 | 0 | |
1 | Finlande | 0 | 0 | 0 | |
1 | Allemagne | 0 | 0 | 0 | |
1 | Royaume-Uni | 0 | 0 | 0 | |
1 | Hongrie | 0 | 0 | 0 | |
1 | Lettonie | 0 | 0 | 0 | |
1 | Suisse | 0 | 0 | 0 | |
1 | Etats-Unis | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Canada | 0 | 0 | 0 | |
1 | République Tchèque | 0 | 0 | 0 | |
1 | Danemark | 0 | 0 | 0 | |
1 | Italie | 0 | 0 | 0 | |
1 | Norvège | 0 | 0 | 0 | |
1 | Slovaquie | 0 | 0 | 0 | |
1 | Slovénie | 0 | 0 | 0 | |
1 | Suède | 0 | 0 | 0 |



