Au Championnat du monde à Fribourg, il suffit de bien choisir son moment. Si le match a potentiellement moins d'intérêt, il se peut que vous vous retrouviez quatre journalistes (dont trois Suisses) en face de Sidney Crosby à lui poser toutes les questions que vous voulez. Ou, mieux encore, absolument seul en tête-à-tête avec Ivar Stenberg, pépite de l'équipe de Suède et probable deuxième choix de la prochaine draft de NHL.
Et cela tombe plutôt bien puisque, malgré ses deux premiers buts lors de ce Mondial face à l'Italie, Blick ne souhaite pas (forcément) lui parler de ses aptitudes sur la glace ou d'une franchise pour laquelle il préférerait jouer la saison prochaine. Mais plutôt de son lien qui, étonnamment, le lie à Fribourg et la BCF Arena.
Roger Rönnberg, déjà une légende
Après un banal «Oui, ça fait plaisir de marquer au plus haut niveau mais j'ai reçu de bonnes passes de Viggo (ndlr: Björck)», Ivar Stenberg s'est un peu relâché. Il va dire que rapidement, le sujet a tourné autour de Roger Rönnberg. Entraîneur de Gottéron avec qui il a décroché un premier titre dans l'histoire il y a moins d'un mois, le Suédois était à Frölunda quand le jeune attaquant y a fait ses débuts.
«J'ai entendu dire que Roger était déjà devenu une légende ici», sourit l'ailier de la première ligne du Tre Kronor. Du côté de Göteborg, c'est donc «RR» à avoir été le premier à aligner la pépite. «Je me souviens qu'il faisait des blagues lors de ma première sélection», se remémore celui qui a fait ses débuts avec les adultes alors qu'il venait de fêter ses 17 ans. En côtoyant le personnage depuis un an du côté de la BCF Arena, on ne peut que le croire.
«Il m'a permis de me détendre»
Mais ce côté amusant de Roger Rönnberg a fait extrêmement de bien à Ivar Stenberg, le 28 décembre 2024, avant d'affronter Skellefteå. «Ça m'a permis de me détendre, détaille Ivar Stenberg. C'est vraiment l'un des plus gros points qu'il m'a amenés dans ma carrière et les blagues qu'il faisait lorsque je suis arrivé, je vais m'en rappeler toute ma vie.»
Bien sûr, ce n'est pas qu'en dehors de la glace que l'entraîneur des Dragons a aidé Ivar Stenberg à devenir l'homme et l'excellent joueur qu'il est devenu aujourd'hui. «Il m'a appris à ne pas être bon qu'offensivement, mais des deux côtés de la patinoire, détaille le No 41. Il m'a grandement aidé à améliorer mon jeu défensif.»
D'une importance capitale afin de plaire aux meilleures franchises de NHL le mois prochain. Ses belles performances du côté de Fribourg aideront, tout comme les enseignements de Roger Rönnberg. «Je suis très reconnaissant envers lui et je le remercie, souffle Ivar Stenberg. Tous les coachs côtoyés m'ont aidé dans ma carrière.» En lui donnant sa chance pour la première fois, Roger Rönnberg un peu plus que les autres.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Suisse | 6 | 30 | 18 | |
2 | Finlande | 6 | 22 | 18 | |
3 | Autriche | 6 | -9 | 9 | |
4 | Lettonie | 6 | 0 | 9 | |
5 | Allemagne | 6 | -2 | 7 | |
6 | Etats-Unis | 5 | -3 | 5 | |
7 | Hongrie | 5 | -13 | 3 | |
8 | Royaume-Uni | 6 | -25 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Canada | 6 | 19 | 17 | |
2 | République Tchèque | 5 | 6 | 13 | |
3 | Slovaquie | 6 | 4 | 11 | |
4 | Norvège | 5 | 7 | 10 | |
5 | Suède | 6 | 9 | 9 | |
6 | Danemark | 6 | -10 | 5 | |
7 | Slovénie | 6 | -16 | 3 | |
8 | Italie | 6 | -19 | 1 |


