La glace a tenu le choc
Luc Tardif: «C'est un soulagement d'avoir pu tester la patinoire de Milan»

Le tournoi de hockey pré-olympique s'est bien déroulé du côté de Milan avec des installations qui ont donné satisfaction. De quoi réjouir Luc Tardif, président de la Fédération internationale.
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Luc Tardif, président de l'IIHF, s'est montré rassurant après le week-end milanais.
Photo: keystone-sda.ch
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Grégory BeaudJournaliste Blick

«Soulagement.» C'est le mot qui vient spontanément à l'esprit de Luc Tardif, président de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) au troisième jour des matches tests sur la patinoire olympique de Santa Giulia, à Milan. Il faut dire que la pression était grande autour de l'événement à moins d'un mois de la cérémonie d'ouverture. D'abord prévues en décembre, les rencontres avaient été repoussées à ce week-end, le site n'étant toujours pas prêt.

«On tenait à organiser ce test, précise l'homme fort du hockey mondial. C'était compliqué, dans un planning de travaux serré, d'arrêter la construction durant trois jours pour que cette compétition se déroule. Mais on tenait vraiment à le faire. C'est important pour nous de voir si les installations étaient propices à une compétition de haut niveau telle que nous allons présenter le mois prochain.»

Entre le 9 et le 11 janvier, les visiteurs de l'arène ont ainsi pu se rendre compte que tout n'était de loin pas terminé. Les matches ont commencé par une mauvaise note, avec une interruption de la première rencontre en raison d'un trou dans la glace. «Lorsqu'il s'agit d'une glace neuve, il est normal qu'elle présente des fissures, parfois causées par la surfaceuse, précise Dan Moffat, responsable de la piste gelée. Lors d'une première utilisation, de nombreux trous peuvent apparaître, mais ici, la glace était de bonne qualité et un seul trou de 2 cm de large s'est formé. Nous l'avons immédiatement rebouché.»

Luc Tardif: «Je repars soulagé»

La suite du week-end a été sans accroc. «Après ces deux journées de compétition, nous sommes très satisfaits de l'état de la patinoire, précise le Canadien. Elle est entretenue et gérée avec compétence et un grand professionnalisme. Nous sommes très contents car il s'agit de détails mineurs, conformes au processus habituel.»

Pour Luc Tardif, la journée de samedi était cruciale puisque trois matches étaient organisés consécutivement, comme ce sera le cas lors des Jeux olympiques. «Ce ne sont pas des conditions habituelles, précise Luc Tardif. Avoir une bonne glace durant trois tiers-temps, c'est déjà quelque chose. Mais trois fois de suite, c'est encore une autre histoire. Je sais qu'à Vancouver en 2010 – pourtant, ils savent faire de la glace là-bas –, ils avaient eu de la peine.» Mais la glace italienne a passé le test. «Oui, c'est concluant. Il y aura quelques petites adaptations à effectuer comme rendre la glace plus blanche et intégrer le logo, mais ils vont avoir le temps. Les installations fonctionnent et c'est le plus important. Je repars soulagé d'ici.»

Les joueurs sont unanimes: ça glisse!

Les joueurs étaient également d'avis que l'expérience était bonne. «De mon point de vue, la qualité de la patinoire était bonne, a apprécié Gregorio Gios, joueur d'Asiago présent sur la glace pour une demi-finale de Coupe d'Italie, samedi. Je n'ai pas vu de problème particulier ni de trou dans la glace.»

Dans l'équipe adverse, Carton Johnson a également des étoiles dans les yeux. Le Canadien de 30 ans vient de débarquer à Cortina. «Dès que j'ai su qu'on allait jouer ces tests pré-olympiques, j'étais très excité, sourit-il. En tant que joueur canadien, c'est spécial de me dire que j'ai pu jouer là où mon équipe nationale va essayer de gagner la médaille d'or.» Habitué aux glaces nord-américaines durant ses entraînements hivernaux, il a particulièrement apprécié les conditions de jeu milanaises. «Je n'ai pas joué en NHL donc je ne connais pas forcément les standards en match, rigole-t-il. Mais j'ai trouvé que la glace était bonne. On nous avait prévenu que cela pourrait être compliqué, mais je n'ai que de bonnes choses à dire.»

Comme constaté sur place, de nombreuses finitions sont encore à effectuer. Voici six semaines, les instances du hockey mondial ont tiré la sonnette d'alarme concernant l'avancée des travaux. Visiblement, il y a de quoi être rassuré. Comme l'a déjà dit vendredi Pierre Ducrey, directeur du département des sports du CIO, il n'y a plus aucun doute quant à la venue des joueurs de NHL. Concernant la fin des travaux, Luc Tardif enfonce le clou: «J'ai travaillé durant 30 ans dans le bâtiment et je peux le dire avec certitude: ils vont être à l'heure. Rien qu'en deux jours sur place, j'ai vu de grosses différences. Comme le test s'est bien déroulé, le chantier va reprendre de plus belle lundi avec 1200 personnes qui vont travailler jour et nuit. Ça va le faire.»

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