À une heure du premier match de l'histoire de la patinoire Santa Giulia de Milan, les ouvriers sont encore à pied d'œuvre dans les étages. Les perceuses se font entendre et le béton semble à peine sec à certains endroits. De nombreux câbles sont encore visibles et il fait un froid de canard dans la patinoire milanaise. Difficile d'imaginer la tenue du tournoi olympique dans un mois même si l'extérieur de l'enceinte a «de la gueule».
Pourtant, avant que les deux équipes n'entrent sur la glace pour l'échauffement, Pierre Ducrey, directeur du département des sports du CIO, s'est présenté devant les médias pour faire un point de situation à moins d'un mois de l'ouverture des Jeux olympiques.
Pierre, cette patinoire sera-t-elle prête pour le jour-J?
C’est précisément pour cela que nous organisons ce qui s'appelle un test event comme ce week-end. Ces trois jours ont été pensés pour tester la glace, les conditions de l'arène et le fonctionnement général du site. Nous savions exactement dans quel état serait l’aréna à ce stade. Il existe un plan clair, et nous le suivons. Oui, certaines zones sont encore en construction, mais nous sommes satisfaits de l’avancement et surtout impatients de voir ce lieu prendre vie.
Les zones encore en travaux seront-elles terminées à temps?
Absolument. Les travaux restants concernent principalement le niveau supérieur, des éléments comme les parapets ou les espaces d’hospitalité derrière les bâches. Tout cela était prévu. L’objectif était d’être prêts pour accueillir des matches lors de ce test event, puis de finaliser les derniers ajustements afin d’être pleinement opérationnels pour les Jeux.
Qu’est-ce qui manque encore concrètement aujourd’hui?
Rien de fondamental. Comme vous pouvez le voir, il reste quelques finitions au dernier niveau. Mais tout avance selon le calendrier établi.
Le président de la Fédération internationale de hockey a récemment exprimé des doutes sur l’état d’avancement du site. Que lui répondez-vous?
Il est ici ce week-end et pourra se faire sa propre opinion. Il assistera aux matches, verra la glace, les installations et les plans. Dimanche, il y aura une conférence de presse où il pourra s’exprimer. De notre côté, nous sommes très clairs: nous savions exactement où nous en serions aujourd’hui. Si vous comparez avec l’état du site en décembre, les progrès sont considérables, et beaucoup reste encore à venir.
Avez-vous déjà reçu des retours de la NHL ou de l'association des joueurs sur la qualité de la glace?
Ils sont également présents. Le responsable de glace, qui travaille en étroite collaboration avec la NHL, a déjà fait des commentaires très positifs sur la qualité de la glace. Mais c’est le principe d’un test event: les joueurs vont patiner, les experts vont analyser, faire des retours, et nous ajusterons si nécessaire pour atteindre le niveau optimal pour les Jeux olympiques.
À quel point êtes-vous confiant quant à la présence des joueurs NHL aux Jeux?
Je suis extrêmement confiant. Ils seront présents et leur retour aux Jeux olympiques est quelque chose d'extrêmement excitant. Cela fait douze ans que beaucoup de personnes travaillent pour que cela se concrétise. En février, il y aura des joueurs NHL ici, et ce sera exceptionnel.
Existe-t-il le moindre risque que l’aréna ne soit pas prête pour la compétition?
Aucun. Aucun risque.
Habituellement, les test events ont lieu bien plus tôt. Le fait d’être à un mois des Jeux n’est-il pas préoccupant, notamment avec une aréna qui sera pleine et la gestion de la chaleur et de l’humidité?
Les délais peuvent varier. Ici, tout a été conçu avec des experts et des ingénieurs pour maîtriser précisément l’humidité et les conditions d’une aréna moderne. C’est une infrastructure très avancée, qui laissera un héritage important pour la région et le nord de l’Italie. Ces trois jours servent justement à tester, et nous continuerons à affiner dans les mois à venir. Nous serons prêts au moment où le premier puck sera mis en jeu.