«Je me suis presque pissé dessus»
L'acte III de la finale a porté l'empreinte de Sondre Olden

Le Norvégien de la «Tchaux» était dans tous les bons coups – ou presque – lors de l'acte III de la finale de Swiss League. Décisif sur les deux buts neuchâtelois dans le temps réglementaire, Sondre Olden a également offert l'égalisation à Olten à 47 secondes de la fin.
Publié: 20.03.2023 à 06:04 heures
Sondre Olden peut souffler. Son équipe s'est finalement imposée.
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Matthias DavetJournaliste Blick

À une lettre près, Sondre Olden aurait été une idole dans le camp adverse. Mais les supporters de la Chaux-de-Fonds doivent se dire que l'alphabet fait parfois bien les choses. Car depuis octobre 2021 et encore plus depuis le début de ces play-off, Sondre Olden fait leur bonheur – et le malheur des fans d'Olten. En 13 parties, le Norvégien a déjà inscrit 28 points (14 G et 14 A) dans ces séries éliminatoires.

Et lors de l'acte III de la finale de Swiss League, le Top Scorer de la «Tchaux» a encore ébloui son monde. Mais il n'a pas été totalement parfait. On revient sur le match en montagnes russes avec le principal intéressé.

Une ouverture du score trop facile pour lui

Sondre Olden a ouvert le score pour le HCC.

D'emblée, Sondre Olden s'est mis en évidence. Pour la première fois dans cette finale des play-off, la Chaux-de-Fonds a ouvert le score. Évidemment, ce 1-0 portait la patte du Norvégien. Il a récupéré le puck au milieu de la glace, est entré dans la zone soleuroise comme dans du beurre et a armé un tir en pleine lucarne. «J'ai vu que le défenseur faisait écran à son gardien, décortique Sondre Olden. J'ai juste essayé de tirer entre les jambes du joueur et c'est bien parti. C'était un joli goal et un bon départ dans ce match.»

Un excellent départ puisque les Abeilles n'ont pas eu à patiner après le score. Elles ont pu attendre sereinement l'orage soleurois qui n'est finalement jamais arrivé. Et pourtant, les Souris avaient mis une forte pression lors des deux premiers actes. «Quand tu perds deux matches, la confiance s'amenuise un peu. Je pense que ça nous serait aussi arrivé», relativise le Scandinave.

Doublement à l'origine du 2-1

Le Norvégien est à l'origine du 2-1.

L'orage soleurois ne s'est donc jamais abattu sur les Mélèzes. Mais un nuage noir a plané alors qu'il restait à peine dix minutes dans le troisième tiers. Le score était de 1-1 et le HCC venait de concéder une punition. Les tirs s'enchaînaient sur la cage de Viktor Östlund.

Et qui a mis fin à cela? Sondre Olden, évidemment. Le Top Scorer neuchâtelois est allé gratter une pénalité mineure dans le camp soleurois. «Il a levé sa canne entre mes c*uilles – normalement c'est 5 minutes de pénalité, peste le Norvégien. Mais il faut aller se battre devant le but adverse, pour les frustrer et les obliger à faire des trucs stupides comme ça.»

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Ce «truc stupide» a permis au HCC de reprendre les devants dans ce match. À nouveau sur la glace au moment du 2-1, Sondre Olden est à l'origine de l'action. Son tir a terminé sur le plastron d'un coéquipier et Oliver Achermann a pu glisser le puck au fond de la cage. Même quand il se rate, tout réussit à Sondre Olden.

L'égalisation d'Olten est pour sa pomme

Lorsque la Chaux-de-Fonds a encaissé le 2-2, Sondre Olden était sur le banc.

Mais le Scandinave n'a pas passé la soirée parfaite. Le tableau d'affichage montrait 1'57 à faire dans la troisième période lorsque Sondre Olden s'est élancé seul à l'assaut du but de Dominic Nyffeler. Il a manqué son face à face et, pire, a écopé d'une punition droit derrière. «Je ne suis pas souvent nerveux mais je me suis presque pissé dessus sur le banc des pénalités», sourit de manière un peu plus détendue le Top Scorer à l'interview.

74 secondes plus tard, Olten égalisait. «Je me suis senti vraiment mal car c'était de ma faute, souffle le joueur puni. J'avais le sentiment qu'ils allaient marquer juste parce que j'avais pris cette pénalité stupide. Mais je ne le referai plus.»

Le repenti rentre logiquement au vestiaire la tête basse. Mais quelles ont été les paroles de Louis Matte, son entraîneur, entre le troisième tiers et la prolongation? «J'ai juste dit que les perdants trouvaient des excuses et les gagnants des solutions», explique le coach canadien.

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Et arriva la prolongation…

Le Top Scorer (casque gris qui dépasse) a été le premier a sauté dans les bras du buteur en prolongation.

Malheureusement, l'histoire du Top Scorer ne s'est pas prolongée lors de la prolongation. Ce n'est pas lui qui a été le héros de la soirée et il n'a pas (encore) pu se racheter de sa pénalité en fin de match. Mais peu lui importe. «Tant qu'on gagne, je suis heureux et c'est ce qu'on a fait.»

Sondre Olden avoue quand même que ses problèmes de vessie sont revenus lors de la prolongation. Alors, quand son coéquipier Stefan Rüegsegger a inscrit le but de la victoire, ça a été la libération (pas dans son short, précisons-le).

«Quand j'ai vu 'Rüegsi' marquer, j'ai sauté sur la glace – peut-être un peu trop rapidement. J'ai patiné dans sa direction et je l'ai frappé à la tête en voulant célébrer», s'exclame le meilleur buteur chaux-de-fonniers dans ces play-off. En plus de s'excuser, Sondre Olden va également devoir remercier son coéquipier. Car grâce à ce but décisif, la pénalité en fin de match n'est plus qu'un mauvais souvenir.

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