Lorsqu’une équipe n’a plus gagné depuis 453 jours – depuis Mexico 2024 et le succès de Carlos Sainz –, la nervosité commence forcément à monter au sommet. Mais contrairement au passé, une éviction rapide du patron n’est plus à l’ordre du jour. Le calcul se fait désormais en mois.
Fred Vasseur sur la sellette
Pour le directeur d’équipe Fred Vasseur, l’air se raréfie après une saison 2025 catastrophique conclue à la quatrième place du championnat du monde. D’autant plus qu’il avait lui-même annoncé publiquement que le développement avait été stoppé dès avril 2025 afin de se concentrer pleinement sur 2026.
Fred Vasseur explique: «Nous repartons tous de zéro. D’ici le début du championnat du monde en Australie, nous devons poser une base solide pour la saison. À partir de Barcelone, il faudra comprendre la nouvelle voiture et appréhender toute une série d’inconnues.»
Christian Horner dans les rumeurs
Le fait que le nom de l’ancien patron de Red Bull Christian Horner continue de circuler dans les rumeurs devrait pourtant être clairement démenti par les dirigeants.
Comme les monoplaces vont encore évoluer de manière significative jusqu’aux deux sessions d’essais de trois jours à Bahreïn, et surtout jusqu’à Melbourne, la période des comparaisons est repoussée à mars. Sur le plan technique, Ferrari a franchi un cap important: après plus de dix ans, l’équipe est enfin passée à l’arrière des tirants (pullrods) aux poussoirs (pushrods), comme toutes les autres écuries.
Le nouveau moteur décide de tout
À 10h26, Lewis Hamilton a pris la piste avec la SF-26 à Fiorano, avant de devoir rentrer aux stands après cinq tours et de céder le volant à Charles Leclerc pour cinq boucles supplémentaires. C’est le maximum autorisé lors d’un roulage de ce type.
Les fans se sont réjouis de voir la voiture rouge briller à nouveau, après sept années de teintes plus ternes. Mais, une fois encore, l’espoir de monter rapidement sur la plus haute marche du podium dépendra surtout de la nouvelle unité de puissance et de la gestion de l’énergie par les pilotes.
Williams déjà en difficulté?
Juste avant le début des cinq jours d’essais de Barcelone – chaque équipe n’ayant droit qu’à trois journées d’exploitation –, Williams-Mercedes, cinquième du dernier championnat du monde, a dû renoncer à l’Espagne. L’écurie d’Alexander Albon et Carlos Sainz accuse du retard dans son développement et ne roulera pour la première fois qu’à partir du 11 février à Bahreïn.