L'éternel espoir de la Scuderia
Ferrari devant, c'est maintenant ou jamais!

L'histoire se répète: Ferrari se lance encore une fois dans la nouvelle saison de Formule 1 en tant que favori pour certains experts. La Scuderia ne décevra-t-elle pas, cette fois?
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Une si longue attente: Ferrari n'a plus gagné depuis 28 courses!
Photo: IMAGO/Ricardo Larreina Amador
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Roger Benoit

Cette fois encore, le bilan ne plaide pas en faveur de la Scuderia.

Depuis le 27 octobre 2024, plus aucune bouteille de champagne n'a été débouchée à Maranello pour célébrer une victoire Ferrari. Ce jour-là, Carlos Sainz s’était imposé au Mexique devant le champion du monde en titre Lando Norris (McLaren) et Charles Leclerc dans l’autre Ferrari.

Depuis, la 249e victoire en Grand Prix se fait attendre. Voilà désormais 28 courses que la Scuderia court après un succès, elle qui compte 1122 participations en Formule 1.

Le dernier titre mondial des Rouges remonte à 2008. Cette année-là, Kimi Räikkönen avait été sacré chez les pilotes et Felipe Massa avait longtemps porté les espoirs de l’écurie. Aujourd’hui, le directeur d’équipe Frédéric Vasseur, d’ordinaire si sûr de lui, se retrouve sous pression. Malgré des essais hivernaux sans incident majeur, la presse italienne a déjà affûté les couteaux.

Frédéric Vasseur a arrêté le développement de la monoplace 2025 dès avril pour se concentrer pleinement sur la révolution technique de 2026. La période de grâce touche désormais à sa fin: après l’Australie, la Chine et le Japon, le premier verdict sportif commencera à tomber.

Les deux pilotes se veulent pourtant optimistes après les tests de Barcelone et de Bahreïn. Charles Leclerc l’assure: «Nous avons rarement pu boucler tout notre programme aussi sereinement durant une préparation.»

Et Lewis Hamilton, déjà aligné sur la ligne de Frédéric Vasseur, promet: «Ce sera une saison complètement folle pour nous.»

Ailleurs, l’enthousiasme est plus mesuré. Chez Mercedes AMG Petronas F1 Team, qui a couvert la plus grande distance en essais (6188 kilomètres en neuf jours, soit 54 000 km au total), on refuse l’étiquette de favori. «Nous misons sur Red Bull. Ils ont brillé avec leur propre moteur et ont sans doute encore beaucoup caché. Et avec Max Verstappen, ils ont toujours un atout majeur», glisse-t-on en interne.

Les spécialistes misent sur George Russell

De nombreux observateurs, ainsi que l’ancien grand argentier de la F1 Bernie Ecclestone, placent pourtant George Russell en tête des favoris: «C’est le seul qui ne recule pas face à Max Verstappen.»

George Russell, lui, affiche une certaine inquiétude. Les nouvelles procédures de départ et la gestion des batteries le préoccupent. «J’ai effectué deux simulations de départ à Bahreïn avec d’autres pilotes: je ne suis jamais aussi mal parti en sept ans de F1.»

De son côté, Max Verstappen a déjà qualifié les nouvelles règles de «ridicules». Selon lui, la discipline se rapproche dangereusement de la Formule E.

Pour éviter une débâcle au feu vert, la FIA a modifié la procédure: avant l’extinction des feux rouges, des lumières bleues s’allument désormais pendant dix secondes afin de permettre l’activation optimale du système électrique.

Dimanche prochain, dès 5h du matin, plus de 100 millions de téléspectateurs suivront le départ à Melbourne.

Un 500e départ pour Bernd Mayländer

Une figure familière sera, elle aussi, au rendez-vous derrière les 22 pilotes: Bernd Mayländer. L’Allemand prendra le départ pour la 500e fois depuis sa première apparition en 2000 comme pilote de la voiture de sécurité.

Dans cette monoplace souvent la plus stratégique du peloton, Mercedes officiera à nouveau seule. Après quelques années de collaboration avec Aston Martin, la marque à l’étoile a récupéré l’exclusivité du rôle.

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