Charles Leclerc (Ferrari), le champion du monde Lando Norris (McLaren) et Andrea Antonelli (Mercedes), déjà le plus rapide lors de la première semaine d’essais, ont signé les meilleurs temps après quatre heures de roulage sous une chaleur de 29 degrés ce mercredi matin à Bahreïn.
Des tours rapides en perspective?
Quatre équipes ont commandé des pneus rouges C5 chez Pirelli, le composé le plus tendre, qu’elles pourront utiliser jusqu’à vendredi. Williams, Aston Martin et Alpine ont chacune prévu deux trains, tandis que Cadillac n’en a commandé qu’un seul. Reste à savoir si elles parviendront réellement à en tirer profit pour signer des temps compétitifs.
Les trois derniers jours d’essais seront consacrés à la fiabilité. L’objectif est clair: éliminer les problèmes de jeunesse avant le départ imminent pour l’Australie. Les équipes travaillent notamment sur l’aérodynamique et sur la gestion du moteur. À ce stade, Ferrari semble en avance. Depuis les essais de Barcelone, l’écurie italienne n’a rencontré aucun problème majeur. Après 17 ans sans titre mondial, les supporters peuvent-ils enfin espérer?
Christian Horner avait-il vu juste?
Pendant que dix pilotes prenaient la piste mercredi pour les quatre premières heures (seul Sergio Pérez a brièvement roulé avant de rentrer immédiatement sa Cadillac au garage, pour ne ressortir que deux heures plus tard), une réunion se tenait en parallèle sur le circuit. La FIA, la FOM et un représentant de chaque équipe discutaient d’éventuels ajustements réglementaires avant le début du championnat.
Un chef d’équipe a confié à Blick se souvenir de la première réunion consacrée aux nouvelles règles, il y a environ quatre ans à Londres. À l’époque, la priorité était la durabilité. Christian Horner, alors patron de Red Bull, s’était levé pour avertir: «Attention, nous sommes en train de créer un Frankenstein technique. Je ne suis pas optimiste.» Licencié à l’été 2025 après vingt ans à la tête de Red Bull, l'Autrichien semble aujourd’hui avoir été visionnaire.
Les champions montent au créneau
La semaine dernière, trois figures majeures du paddock ont vivement critiqué les nouvelles règles et la gestion de l’énergie: Fernando Alonso (dont l’Aston Martin pose actuellement de gros problèmes), Lewis Hamilton (en quête de jours meilleurs) et Max Verstappen.
Lors de la première session média de la FIA, après la pause de midi, ces trois champions – rejoints par Gabriel Bortoleto et Valtteri Bottas – se sont retrouvés côte à côte. Avec 13 titres mondiaux et plus de 200 victoires en Grand Prix à eux trois, leur parole pèse lourd. Les jeunes pilotes écoutent attentivement leurs mises en garde.
Audi reste discrète
Du côté d’Audi, l’ambiance est calme. L’équipe travaille méthodiquement, sans chercher à attirer l’attention par des chronos spectaculaires ou des arrêts prolongés au stand.
«Nous sommes dans les temps», assure-t-on chez le constructeur allemand, qui succède à Sauber à Hinwil. Audi a également annoncé le lancement de sa première collection officielle, développée avec Adidas, disponible dès jeudi.