À deux semaines du coup d’envoi du championnat du monde en Australie, la situation reste inchangée. Derrière les quatre équipes de tête, une écurie se détache avec une constance étonnante: Haas-Ferrari. Grâce au Britannique Oliver Bearman, la structure américaine bénéficie du meilleur matériel en provenance de Maranello. Pilote d’essai officiel de Ferrari, Bearman serait appelé à remplacer Charles Leclerc ou Lewis Hamilton en cas de coup dur.
Ferrari surprend, mais jusqu’où?
Certaines nouveautés restent toutefois réservées à la Scuderia, comme une tôle de guidage spécifique sur l’échappement ou un aileron arrière capable de pivoter à 180 degrés. Leur efficacité reste à démontrer. Pendant ce temps, le designer vedette Adrian Newey a fort à faire avec Aston Martin-Honda, devenue une invitée régulière du fond de grille.
Cadillac en retrait, Honda admet son retard
Cadillac se montre également de moins en moins performant. Sergio Pérez et Valtteri Bottas n’ont guère d’autre choix que d’espérer des jours meilleurs d’ici Melbourne. Sans la puissance du moteur Ferrari, la situation serait critique. Quant à Aston Martin-Honda, l’équipe n’est plus que l’ombre d’elle-même, Honda reconnaissant un retard important.
Une rumeur autour du carburant Mercedes
La Formule 1 ne vivant jamais longtemps sans bruit, une rumeur a récemment circulé: le supercarburant de Mercedes, fourni par Petronas – également utilisé par McLaren, Williams et Alpine – n’aurait pas encore reçu l’homologation de la FIA.
Le patron de Mercedes, Toto Wolff, balaie ces accusations: «Encore une absurdité médiatique. D’abord c’était notre moteur, maintenant c’est l’essence. À la fin, je vais finir par apparaître dans le dossier Epstein.»
Le moteur Mercedes ne sera toutefois contrôlé que le 1er août, afin de vérifier le respect du taux de compression de 16:1 à une température de fonctionnement de 130 degrés Celsius. Les concurrents affirment en coulisses que Mercedes pourrait monter jusqu’à 18:1.
Les départs restent problématiques
Lors de la dernière journée d’essais, de nouveaux exercices de départ ont été imposés sous la surveillance de la FIA. À midi, seuls Esteban Ocon, Oscar Piastri et Isack Hadjar s’y sont prêtés. Les deux tentatives se sont soldées par des départs sans éclat, le trio abordant sagement le premier virage à la queue leu leu.
Jusqu’ici, c’est le champion du monde McLaren qui s’est montré le plus en difficulté: Norris a calé à deux reprises, tandis que Piastri n’est pas parvenu à s’extirper correctement dès la phase de pré-départ. Une nouveauté est à l’étude : après l’allumage des feux rouges, un temps d’attente de cinq secondes avec des lumières bleues serait introduit, afin de permettre aux pilotes de préparer le turbo avant le départ effectif.
Audi avance masqué
Du côté d’Audi, la discrétion est de mise. À Hinwil, on peine encore à situer précisément le niveau de l’équipe face à la concurrence. Une chose est sûre: entre la 6e et la 9e place, tout reste possible. La nouvelle structure se situe d’ailleurs dans cette zone en matière de kilométrage accumulé.
L’après-midi, contrairement à Alpine, Aston Martin, Cadillac et Williams, Audi n’a pas commandé de pneus super tendres (C5). Franco Colapinto les avait déjà utilisés jeudi, se rapprochant des meilleurs chronos. Avec 120 tours couverts, il a signé la deuxième meilleure distance totale, juste derrière Max Verstappen (139).