Il n’est jamais bon de parler d’abord du danger avant d’évoquer lsportif. Sergio Pérez, qui a terminé la première course de Cadillac à Melbourne avec trois tours de retard, s’en inquiète: «Ce n’est plus la Formule 1 que j’ai quittée fin 2024. Nous devons d’abord attendre de voir ce qui se passe, mais je me sentais plus à l’aise dans les voitures auparavant.»
Audi avance prudemment
Chez l’autre nouveau venu, Audi (successeur de Sauber) on souhaite profiter de l’ambiance positive dans l’équipe avant le Grand Prix de Chine. «Les deux premières courses dans les points, ce serait évidemment un rêve», déclare le chef d’équipe Jonathan Wheatley. Le Britannique connaît les débuts difficiles de Red Bull Racing, qu’il a quittée il y a un an après plus de 18 ans.
Dès la première qualification en Australie (Gabriel Bortoleto 10e, Nico Hülkenberg 11e), il est apparu que les Allemands se situaient dans le milieu du peloton. En 2026, l’objectif sera de se battre pour les rangs cinq à neuf du championnat.
Malgré deux mystérieuses pannes, Audi a finalement marqué des points et pu célébrer ce résultat. L'équipe allemande connaît toutefois ses forces et ses faiblesses. Regarder vers l’avant est permis, mais cela ne peut pas (encore) être l’objectif principal.
Bernie Ecclestone met en garde
Le principal souci reste cependant les nombreux incidents coûteux impliquant notamment Max Verstappen, Andrea Kimi Antonelli et Oscar Piastri. Ces problèmes sont souvent liés à la gestion de l’énergie, que les spécialistes logiciels attribuent aux pilotes pendant la course.
Pour l’ancien patron de la Formule 1 Bernie Ecclestone, la crainte exprimée par certains pilotes, comme le champion du monde Lando Norris, est déjà fondée après la première course: «Ça va bientôt péter. La différence de vitesse lors du rechargement de la batterie, c’est-à-dire au freinage en ligne droite, finira par surprendre le pilote derrière et nous aurons alors un gros accident. J’espère seulement me tromper.»
En coulisses, une vieille lutte de pouvoir refait surface. L’ancien patron de Red Bull Christian Horner souhaiterait revenir en Formule 1 chez Alpine. Mais le patron de Mercedes Toto Wolff serait lui aussi entré dans la bataille. Au cœur de cette lutte se trouve le paquet d’actions de 24% détenu par l’investisseur américain Otro Capital. Comme Mercedes fournit les moteurs à Alpine, Christian Horner pourrait échouer dans sa tentative de retour avec ses investisseurs.