«Pour une fois que je marque du gauche!», souriait Sandrine Mauron au sortir de la victoire servettienne face à Zurich dimanche. Juste avant de monter dans le «party-bus» pour aller faire la fête à Genève, la Nord-vaudoise de 27 ans s'est arrêtée quelques minutes devant les médias pour dire sa joie d'avoir remporté ce doublé coupe-championnat, elle qui a marqué le premier but de cette finale des play-off.
«La rentrée va être animée! Je crois que les dirigeants nous ont prévu quelque chose à Genève, mais ils n'ont pas voulu nous en parler avant et ils ont bien fait!», rigolait la milieu de terrain, laquelle a eu une immense occasion d'entrée, sans réussir à la concrétiser, mais a parfaitement réussi sa reprise, du pied gauche donc, pour ouvrir la marque à la 23e.
«On a écrit l'histoire! Le doublé n'avait encore jamais été fait à Servette et aujourd'hui on l'a fait. On est arrivées samedi à Thoune avec l'objectif de tout donner pour aller chercher ce trophée. On l'a fait, en plus devant pas mal de supporters venus de Genève, c'est encore plus beau», se réjouissait Sandrine Mauron, tout en indiquant que l'égalisation zurichoise à la 45e n'a absolument pas perturbé les Genevoises.
La Champions League arrive
«En fait, elle nous a presque donné encore plus de motivation. On est revenues sur le terrain encore plus déterminées et on a pu marquer le 2-1 tout de suite. Ce caractère, cela a été notre force toute la saison. On a réussi à rester soudées, sans forcer le moins du monde, car on a un super groupe», a-t-elle relevé, sans trop se projeter sur la suite pour l'instant. Même si la Champions League (il faudra en passer par des tours de qualification) est déjà dans un coin de la tête...
«L'objectif, c'était le doublé, sans trop penser à la suite, mais là c'est fait! On va surtout fêter ces prochaines heures, avec toutes les joueuses, le staff et profiter un peu des vacances et de prendre du repos. Et début juillet, c'est reparti pour tenter de se qualifier pour la Champions League!»
Même si Servette s'est imposé cette fois, après deux échecs en finale des play-off contre cette même équipe de Zurich, pas question pour autant de valider cette formule de championnat bizarre. «Qu'on ait gagné ou perdu, je dirais la même chose: une finale aller-retour serait plus logique. Mais peut-être que le fait qu'une équipe romande ait gagné cette année fera bouger les choses en haut lieu», sourit Sandrine Mauron, laquelle va profiter des prochains jours pour se reposer un peu, elle qui n'a pas été appelée en équipe nationale.
Les vacances ou l'équipe de Suisse?
«Il y a eu une petite déception personnelle dès que la liste est sortie, forcément, mais dès le lendemain j'étais concentrée à fond sur cette finale. Je vais profiter des prochains jours pour recharger les batteries, mais je garde l'équipe de Suisse dans un coin de la tête. Si quelque chose passe, je serai prête. Je me sens bien, en forme, et s'il est fait appel à moi, je serai là», conclut-elle avant de monter dans le bus avec ses coéquipières, sa médaille d'or bien accrochée autour du cou.