Didier Tholot va-t-il prolonger?
«Ma fierté, c'est que les gens se reconnaissent dans ce FC Sion»

Didier Tholot l'assure: il n'est pas encore l'heure de parler de son éventuelle prolongation de contrat au FC Sion. «Quand on aura pris une décision, on l'annoncera», répond le coach lorsque Blick évoque la question de son avenir. Prochain match: dimanche à GC (14h).
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Didier Tholot a-t-il envie de prolonger son contrat au FC Sion? C'est toute la question qui agite les amateurs de football en Valais ces jours.
Photo: Pius Koller
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

Le soleil brille à Riddes en ce samedi de Pâques, lorsque Didier Tholot reçoit Blick après l'entraînement du matin et juste avant de prendre la route pour Zurich, où Sion affrontera Grasshopper dimanche à 14h au Letzigrund. Un match qui rappelle forcément la très décevante élimination en quarts de finale de la Coupe de Suisse, mais qui n'a pas laissé de traces. Depuis, Sion s'est qualifié de manière souveraine pour le Top 6, tandis que GC a sombré et même changé d'entraîneur. En fin de contrat dans quelques semaines, l'entraîneur du FC Sion, qui a rempli tous les objectifs depuis son retour en 2023 (promotion; maintien; Top 6), ne souhaite pas encore se prononcer sur son avenir.

Coach, comment le FC Sion a-t-il passé cette trêve internationale?
On a profité des premiers jours pour bien récupérer et ensuite mettre une grosse charge de travail pendant trois jours, lorsque nos internationaux étaient avec leur sélection. Ils ont pratiquement tous joué, ce qui me réjouit, et les joueurs qui sont restés à Riddes ont fait de grosses séances. Ensuite, on a coupé un petit peu et là, on est bien. Il n'y a pas de blessé, on a mis tout le monde à niveau et on est prêts à attaquer ces deux matches avant une nouvelle petite trêve.

Comment va Donat Rrudhani, votre seul joueur annoncé blessé?
Il revient très bien, il a fait des séances d'entraînement avec nous cette semaine. Je pense que ça va être un peu juste pour ce dimanche et on ne veut pas faire n'importe quoi. Dans la mesure où on a encore une trêve après la réception de Lausanne, on va en profiter pour bien bosser et je pense qu'il sera de retour avec nous à ce moment-là.

L'objectif du Top 6 a été atteint. Ce groupe en veut-il plus? Comment le mesurez-vous?
L'objectif du club a été atteint. Mais on en veut plus, bien sûr. Là, on a deux matches que je considère comme étant des bonus. Ces deux matches vont certainement déterminer comment on peut aborder ce tour final, parce que nos adversaires directs se rencontrent pendant que nous, on joue contre des équipes classées entre 7 et 12, GC et Lausanne. Mais attention, ce seront deux matches compliqués bien sûr. Si on arrive à faire carton plein, je pense qu'on pourra embêter certaines équipes un peu plus haut...

Saint-Gall va gagner la Coupe de Suisse, c'est fait?
On espère, en tout cas! Mais on va influencer ce qu'on peut, en prenant le maximum de points. Avant de parler de qualification européenne, on peut être l'équipe qui a pris le plus de points depuis dix ou quinze ans. Ça, c'est de notre ressort. Et si on le fait, on regardera où on est classés...

Une équipe du FC Sion qui peut marquer beaucoup de points. Et qui est aussi la moins chère de ces quinze dernières années en Super League...
Une des réussites, oui, est que cette équipe correspond à la mentalité du Valais. Quand on est arrivés, il n'y avait plus beaucoup de public. Il y avait un désamour. Et aujourd'hui, je pense que les gens se reconnaissent dans cette équipe. Oui, ça c'est une fierté.

Quand vous étiez attaquant, vous mettiez la balle au fond. Là, vous bottez en touche depuis des semaines concernant votre avenir... On est en avril, votre président a parlé dans Blick: avez-vous quelque chose à répondre?
Non, je n'ai rien à dire pour l'instant. Je vais continuer à bosser et quand on aura pris une décision, on l'annoncera. Mais aujourd'hui, il n'y a rien de plus à dire.

Une qualification européenne peut-elle avoir une influence sur votre décision?
Non. Pas du tout. Ni même la peur de faire «l'année de trop», comme je l'entends parfois. A 62 ans, je m'en fous de tout ça. On va discuter tranquillement. Ce ne sera pas une question financière, ça c'est sûr. Je me sens bien ici. La question que je dois me poser c'est: est-ce que j'ai l'énergie? Et aussi: comment va évoluer le club? Il y a plein de sujets à aborder, mais calmement et sereinement.

Au-delà de tous les compliments que vous recevez, il y a un constat objectif, c'est que Sion fait joueur peu de jeunes de son centre de formation en première équipe...
Et je ne suis pas d'accord. Si vous regardez depuis dix ans, il n'y a pas beaucoup de jeunes qui ont joué à Sion. Nous, on a mis Adrien Llukes, Liam Chipperfield en Challenge League puis en Super League, on a Théo Berdayes... Quand il a fallu lancer Max Dubosson, on l'a lancé. Winsley Boteli, c'est un jeune joueur qui est encore en train d'apprendre et qui est performant quand il entre, moins quand il débute pour l'instant. Après, des jeunes, il n'y en a pas 50'000 non plus. Mais je n'ai pas peur de les faire jouer. Je ne regarde pas la carte d'identité, ni l'âge. On a des objectifs et on veut les atteindre. Mais je me demande aussi si on n'a pas l'équipe la plus jeune à Sion depuis de nombreuses années...

Oui, mais ma question portait plus sur les jeunes Valaisans. Le constat, c'est qu'ils ne sont pas là et que le FC Sion ne forme plus d'internationaux depuis l'époque d'Edimilson Fernandes et de Vincent Sierro. Après, au-delà du constat objectif, il y a des explications.
On retrouve des internationaux chez les jeunes depuis trois ans. Je vous ai parlé de Liam et de Winsley, il y a Franck Surdez aussi. Notre moyenne d'âge, c'est la plus basse depuis des années. Après, si on veut me faire ce procès-là...

Il n'est pas question de faire votre procès. Simplement de donner des explications à un constat objectif.
Le club a prolongé Max Dubosson en étant conscients qu'aujourd'hui, il n'est pas un titulaire. Mais quand on a une charnière centrale qui fonctionne et qu'on a des objectifs élevés, il faut aussi avoir des défenseurs centraux numéro 3 et 4, si je peux dire. Et ces jeunes-là, aujourd'hui à Sion, ils répondent présents quand on fait appel à eux. Il faut être un peu patient et travailler pour qu'on puisse y arriver.

Vous êtes un entraîneur qui fait confiance à ses joueurs et surtout qui leur en donne. On l'a vu avec Rilind Nivokazi et Ilyas Chouaref: quand ils étaient moins en réussite, vous les avez laissés sur le terrain. Et ils vous l'ont rendu.
Je pense que quand on change trop régulièrement, c'est difficile d'avoir une ligne de conduite. On peut faire des erreurs et c'est même logique de les faire quand on a un groupe plutôt jeune. Mais si tu veux que ces jeunes apprennent, tu ne peux pas leur couper la tête dès qu'ils ont fait une erreur. Ils doivent progresser et apporter à l'équipe. Et aujourd'hui, si on en est là, si nos joueurs partent en sélection pendant les trêves, c'est parce que le travail qu'on a fait commence à être reconnu.

Le travail du staff?
Du staff et du club.

Super League 25/26, Championship Round
Équipe
J.
DB.
PT.
1
FC Thoune
FC Thoune
31
37
71
2
FC St-Gall
FC St-Gall
31
23
56
3
FC Bâle
FC Bâle
2:1
31
8
52
4
FC Lugano
FC Lugano
31
10
51
5
FC Sion
FC Sion
31
9
46
6
Young Boys
Young Boys
1:2
31
5
46
Qualifications pour la Ligue des Champions
Qualification Ligue Europa de l'UEFA
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