Stefan Wolf, président du FC Lucerne
«Le poste de Fabio Celestini n'est pas garanti»

La crise au FC Lucerne est en train d'atteindre son paroxysme. L'entraîneur Fabio Celestini est-il sur un siège éjectable? «Nous devrons nous battre contre la relégation», a déclaré le président Stefan Wolf.
Publié: 28.09.2021 à 11:20 heures
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Fabio Celestini, un entraîneur critiqué.
Felix Bingesser

Dst-ce que votre entraîneur Fabio Celestini est menacé après la défaite à domicile contre Lugano?
Stefan Wolf: Par le passé, Fabio Celestini a déjà réussi à nous sortir d’une situation très difficile pour obtenir du succès. Nous sommes convaincus que, cette fois encore, il trouvera une issue à la crise et nous extirperas du bourbier.

Son poste est donc garanti jusqu’à la trêve hivernale?
Aucun emploi n’est garanti chez nous. Comme dans aucun autre club. Je suis dans le football depuis trop longtemps pour faire de telles promesses en toute conscience. Tout le monde est concerné au club, pas seulement l’entraîneur.

Lucerne va disputer deux matches à l’extérieur à Bâle et contre YB. Ce n’est pas un programme qui donne beaucoup d’espoir.
Dans notre situation, nous ne sommes pas les favoris de ces matches, c’est vrai. Cela peut aussi être l’occasion pour l’équipe de jouer plus librement. Mais bien sûr, nous devons être conscients que nous sommes déjà au cœur de la lutte contre la relégation à ce stade précoce de la saison. Chaque point compte, et nous voulons aussi en marquer à Bâle et à Berne.

Fabio Celestini affirme que la victoire viendra par le jeu, refusant de passer par de longs ballons. Est-ce la bonne tactique dans la lutte contre la relégation?
Bien sûr, nous discutons aussi de cette question en interne. Si vous ne réussissez pas avec des moyens ludiques, alors vous devez utiliser le pied de biche. Nous devons nous battre encore plus et forcer notre destin.

Des résultats plutôt que du spectacle au FC Lucerne?
Fondamentalement, nous faisons confiance à l’entraîneur et à sa méthode. Mais si nous ne réussissons pas, nous devons apporter certaines corrections. Encore une fois: cet entraîneur nous a déjà sortis du bas du tableau par le passé.

Selon vous, quelle est la cause de la crise?
Il y a plusieurs facteurs. Avec le départ de David Zibung et Christian Schwegler, puis les blessures de Marius Müller et Pascal Schürpf, la hiérarchie dans le vestiaire s’est quelque peu perdue. C’est certainement un point central. Mais ça ne devrait plus être une excuse désormais.

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La victoire en Coupe a-t-elle conduit à une certaine arrogance?
Non, je ne pense pas.

Aurez-vous encore besoin d’étoffer votre effectif lors de la prochaine période de transferts?
Là aussi, je réponds par la négative. Le directeur sportif Remo Meyer a mis en place une équipe de qualité, bien équilibrée.

Le propriétaire du club, Bernhard Alpstaeg, fait-il encore preuve de la même patience?
Je lui ai parlé dimanche. Il a confiance en notre travail.

Est-ce que vous vivez la phase la plus difficile pour vous depuis votre arrivée à la présidence du club?
Quand je suis arrivé, nous étions en position de barragiste et les choses se sont améliorées. J’ai déjà connu de nombreuses phases comme celle-ci dans le football. Nous gardons la tête froide.

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