Lorsque la Coupe du monde 2026 a été attribuée aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique en 2018, personne à la Fifa ne s’attendait à ce que l’organisation de la compétition fasse à nouveau polémique, après la Russie et le Qatar. Aujourd’hui, la situation politique aux Etats-Unis et la récente recrudescence de violence liée à la guerre contre la drogue au Mexique jettent une ombre sur les pays hôtes.
Les stars de l’équipe nationale suisse installeront leur camp de base début juin à San Diego, en Californie, près de la frontière mexicaine. «Nous nous informons via le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) sur la situation sécuritaire dans les pays concernés et restons en contact avec les représentations diplomatiques suisses sur place», explique Adrian Arnold, chef de presse de l’Association suisse de football (ASF), à Blick.
Jusqu’à présent, aucun problème de sécurité pour les joueurs
Pour l’instant, les joueurs ne font pas état de craintes particulières. «Ils connaissent les lieux où nous allons vivre, nous entraîner et jouer. Jusqu’à présent, nous n’avons eu aucune réaction négative – même de la part des familles qui pourraient renoncer à nous accompagner à cause de la situation sur place», précise Adrian Arnold. Il en va de même pour les supporters suisses, avec lesquels l’ASF est en contact étroit. «Cela s’explique sans doute aussi par le fait que nous ne jouerons pas au Mexique», ajoute Adrian Arnold. Les discussions avec les fans ont surtout porté sur l’entrée aux États-Unis.
La demande de billets pour les supporters suisses reste cependant «nettement plus faible» que lors de l'Euro 2024 en Allemagne. Les contingents de 500 billets à prix réduit par match ont été immédiatement épuisés, mais «le contingent restant n’a probablement pas été entièrement utilisé en raison des coûts élevés (vols, hôtels, transports intérieurs, billets)», explique Adrian Arnold. Les billets non vendus retourneront à la Fifa et seront mis en vente libre.
La sécurité au Mexique au cœur des préoccupations
La question de la sécurité des supporters devient plus pressante. Après l’assassinat du baron de la drogue Nemesio Oseguera Cervantes, alias «El Mencho», son cartel a réagi par des épisodes de chaos et de violence dans l’Etat de Jalisco. C’est au cœur de cette région, à Guadalajara, que quatre matches de la Coupe du monde doivent se dérouler dès juin.
Dans environ un mois, l’un des deux tournois intercontinentaux de barrage pour les derniers tickets de la Coupe du monde devrait déjà avoir lieu dans la région. Pour l’instant, la Fifa n’a pas commenté la vague de violence actuelle au Mexique, pays organisateur, et on ignore quelle est sa position officielle sur le sujet.