Murat Yakin a agi exactement de la manière dont il l'avait promis lors de ces deux matches face à l'Allemagne et à la Norvège: le sélectionneur n'a pas fait du résultat une priorité, préférant une revue d'effectif complète. Le match nul à Oslo (0-0) est donc anecdotique sur le plan du résultat.
La liste pour le Mondial sera connue fin mai
Ainsi, tous les joueurs convoqués pour ces deux matches ont pu entrer sur le terrain, à l'exception du troisième gardien Marvin Keller et de Noah Okafor, lequel s'est blessé à l'échauffement vendredi contre l'Allemagne. Les 23 autres joueurs ont eux eu du temps de jeu, sans exception, et ont donc eu l'occasion de se montrer. Tout ce petit monde va désormais rentrer dans son club et attendra plus ou moins fébrilement la prochaine échéance: la divulgation de la liste définitive pour la Coupe du monde, fin mai, sous la forme que choisira Murat Yakin (refera-t-il une sélection par étapes?). Le prochain rendez-vous physique est lui fixé au 25 mai à Saint-Gall afin de débuter la préparation pour le Mondial. La liste définitive de 26 noms au maximum devra être transmise le 30 mai à la FIFA.
Sept changements à la pause
Ce match en lui-même ne rentrera pas dans l'histoire du football. La Norvège a eu quelques petites occasions, la Suisse aussi, mais rien qui justifie de perdre trop de temps à l'analyser.
Après une première période équilibrée, Murat Yakin a changé sept joueurs à la pause, seuls Yvon Mvogo, Michel Aebischer, Fabian Rieder et Breel Embolo attaquant la deuxième période parmi le onze titulaire.
Le sélectionneur a donc fait entrer sept joueurs à la pause: Luca Jaquez, Eray Cömert et Aurèle Amenda en défense, Djibril Sow et Vincent Sierro à mi-terrain, Johan Manzambi et Alvyn Sanches en attaque.
La partie a perdu en intensité
Nouvelle salve de changements à la 64e avec les sorties de Michel Aebischer et de Breel Embolo pour Silvan Widmer et Joël Monteiro, puis à la 73e avec l'entrée de Miro Muheim pour Fabian Rieder. Comme quatre jours plus tôt à Bâle, Murat Yakin a changé ses onze joueurs en cours de match. La partie, déjà pas très intense, a largement perdu en intensité, le sélectionneur norvégien Stale Solbakken sortant lui aussi ses meilleurs éléments en cours de route. Ce 0-0 sera vite oublié. Reste à voir quels enseignements en tirera Murat Yakin dans le choix de ses hommes pour la Coupe du monde.
Denis Zakaria en défense, une expérience concluante
Cette rencontre a tout de même été utile en ce qui concerne le schéma tactique, puisque la Suisse a débuté avec une défense à trois dans laquelle Denis Zakaria a trouvé sa place, à droite, avec Manuel Akanji dans l'axe et Nico Elvedi à gauche. Le bon match du Genevois, dans la lignée de ce qu'il montre avec l'AS Monaco, a pu apporter des enseignements à Murat Yakin: il pourra adopter ce système sans souci cet été s'il en ressent le besoin en cours de match. Le fait d'avoir aligné deux milieux de terrain (Fabian Rieder et Michel Aebischer) aux positions de pistons montre également que Murat Yakin n'a pas peur de surprendre et de trouver des solutions qui sortent de l'ordinaire. Son choix de ce mardi a en tous les cas été plus fructueux que celui de faire évoluer Denis Zakaria latéral droit d'une défense à quatre comme vendredi face à l'Allemagne en deuxième période.
