Raymond Domenech a poussé un drôle de coup de gueule ce jeudi sur Twitter, affirmant que les réalisateurs du documentaire consacré au désastre de la Coupe du monde 2010 n'avaient pas bien travaillé.
Le sélectionneur des Bleus avait été le grand responsable de ce fiasco total, ce que le documentaire retrace plutôt fidèlement. Mais il ne semble pas avoir apprécié.
«Seize ans après, cela devait être le documentaire de l’explication, de la réflexion et de l’analyse posée. Ce fut un réquisitoire extrêmement violent contre ma personne. Ce fut un film totalement à charge et d’une partialité nauséabonde », a-t-il ainsi estimé.
«Un viol de mon âme»
« Nous avions décidé, en condition sine qua non de ma participation, que je disposerais d’un droit de regard sur tout. Cela m’a été refusé in fine en toute impunité et avec la plus grande malhonnêteté . Je n’aurais jamais validé une telle version car elle ne reflète ni ce que j’ai dit (choisissez les extraits les plus croustillants, coupez, montez, arrangez et vous aurez un film sensationnaliste qui n’a d’autre vocation que celle de 'remuer la merde' pour faire de l’audimat et de jeter le discrédit sur un homme), ni qui je suis. Je suis meurtri et trahi: cela résonne comme un viol de mon âme», a-t-il exagéré dans sa missive.
Le technicien avait accepté d'ouvrir les pages de son journal intime et Netflix en a retranscrit des passages. «Gourcuff, mais qu’il est con. Autiste léger d’abord et con ensuite», avait notamment écrit Raymond Domenech. «Gallas fait toujours la gueule. Je ne supporterai pas ça longtemps… Anelka qui est passé sans me regarder. Ce gros con…», avait-il également écrit à l'époque. Le voir à l'écran passe visiblement mal, de même qu'être mis face à ses contradictions de l'époque concernant Nicolas Anelka.
Il apparaît ainsi clairement dans le documentaire qu'il savait que l'attaquant ne l'avait pas insulté, mais simplement tutoyé. Et qu'il ne s'était jamais opposé à son exclusion du groupe. Le voir ainsi exposé de manière transparente lui a visiblement déplu.