Sept mois de prison avec sursis et une amende de près de 1100 francs - tel est le jugement rendu par le tribunal régional de Feldkirch à l'encontre d'un ancien fonctionnaire d'Altach, un club autrichien de première division. Le dirigeant a filmé en secret des joueuses dans les vestiaires et les douches.
Comme l'ont montré les recherches de Blick à l'automne dernier, il s'agit d'un ancien arbitre suisse de haut niveau qui, jusqu'à la saison dernière, a également officié dans les plus hautes ligues de football suisses.
Des mineures filmées
Le fait que certaines des sportives filmées étaient mineures au moment des prises de vue et que les images ont été tournées dans les vestiaires, un lieu en principe protégé, a pesé lourd dans la procédure. L'ex-fonctionnaire a également plaidé coupable d'avoir souscrit sur le darknet un abonnement à un service de streaming montrant des actes de maltraitance envers des enfants.
Il rejette en revanche l'accusation selon laquelle il aurait également enregistré les contenus sur son ordinateur portable. Il aurait plutôt téléchargé par erreur le dossier contenant ces données et l'aurait aussitôt effacé. Il n'y a pas eu non plus de transmission des enregistrements. De fait, la juge compétente l'acquitte sur ce point.
Indemnité pour chaque joueuse
Pendant l'audience, l'accusé fait son mea culpa et s'excuse directement auprès des victimes. Celles-ci soulignent: «Altach est devenu notre maison, cette maison a été détruite par quelqu'un dont nous pensions qu'il faisait partie de cette famille». Elles continueraient à souffrir des conséquences de cette rupture de confiance et ne se sentiraient plus à l'aise dans les douches publiques, par exemple, comme il ressort d'une déclaration commune. Pour cette raison, l'ancien fonctionnaire doit également verser à chaque joueuse concernée des dommages et intérêts pour souffrance d'un montant de près de 600 francs.
Comme le Suisse a accepté le jugement, mais a demandé un temps de réflexion au procureur à ce sujet, celui-ci n'est pas encore définitif.