L'ailier va-t-il rester à Genève?
Jocelyn Gourvennec l'assure: «Junior Kadile n'a pas fini son histoire avec nous»

Junior Kadile sera-t-il encore servettien à la fin du mercato? Son entraîneur Jocelyn Gourvennec prend fermement position en indiquant à quel point il tient à son ailier, essentiel pour les objectifs élevés du club grenat. Peut-il rester? Son coach y croit, en tout cas.
L'ailier de 23 ans est en phase de réathlétisation et ne sera donc pas du voyage à Bavois.
Photo: Pascal Muller/freshfocus
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

Junior Kadile n'aura pas le plaisir de découvrir le terrain des Peupliers, ce samedi. L'ailier du Servette FC, en phase de réathlétisation, va travailler tranquillement pour être prêt à la reprise du championnat dans deux semaines. «Il sera avec nous contre Lucerne», promet Jocelyn Gourvennec, lequel ne veut pas entendre parler d'un départ au mercato. Sur le plan sportif, en tout cas. 

Si la perte serait énorme pour l'entraîneur du Servette FC, le gain financier pour le club pourrait faire la différence. Sans commenter ce qui se passe dans les coulisses, Jocelyn Gourvennec rappelle l'importance que l'ailier a dans son dispositif. Et sur les performances à venir de son équipe cette saison.

«Je considère qu'on a besoin de Junior»

«Si je vous dis qu'il sera là contre Lucerne, c'est parce que je ne suis pas du tout dans l'idée qu'il s'en aille. Junior n'a pas fini son histoire avec nous. Après, il y a la réalité économique et ce n'est pas moi qui gère les finances du club. Mais sur la stratégie sportive, je considère qu'on a besoin de Junior, parce que sa présence colle à nos ambitions», assure l'entraîneur du Servette FC, dont l'objectif fixé par la présidence du club et la direction sportive est sans équivoque: l'Europe au terme des 38 journées de championnat, ou des six de Coupe de Suisse.

Jocelyn Gourvennec veut voir son ailier rester à la Praille.
Photo: SALVATORE DI NOLFI

Le rappel n'est pas inutile: lorsqu'il est arrivé à Genève cet hiver, l'ailier de 23 ans était considéré comme un pari. Et nombreux étaient les sceptiques, qui déploraient le manque d'ambition du Servette FC d'aller chercher un joueur en deuxième division néerlandaise... Son deuxième tour de feu (six buts et dix assists en treize matches) a changé la donne et a fait de lui un indispensable. Servette a levé son option d'achat, mais se retrouve confronté cet été à la même problématique que Sion avec Winsley Boteli: faut-il s'affaiblir sportivement et prendre un gros chèque? 

Servette a tenu ses promesses avec lui

«La différence avec ses anciens clubs, c'est qu'ici, il s'est senti très, très bien tout de suite. C'est lui qui le dit. Et à partir du moment où il se sent bien, il n'y a pas de raison qu'il se sente mal dans trois, quatre ou cinq semaines, quand le mercato sera terminé», répond Jocelyn Gourvennec, très fier du travail effectué avec son joueur. Servette lui avait promis un véritable accompagnement, mais aussi un cadre sportif correspondant à ses qualités. Et a tenu parole. «Il n'y a pas de double discours. On n'est pas dans la séduction pour faire venir un joueur et, une fois qu'il a signé, gérer les affaires courantes. Il a pu évoluer dans un système fait pour lui, par rapport à son jeu. Et il s'est éclaté», insiste Jocelyn Gourvennec. 

Junior Kadile va-t-il rester à Genève?
Photo: keystone-sda.ch

Avec une condition essentielle, valable pour tous les joueurs d'ailleurs: ne pas considérer Servette comme un simple tremplin, ce qui serait une injure à l'histoire et à la grandeur du club. «Quand on arrive, on ne peut pas se dire que Servette est un tremplin. Et ça, c'est fondamental». Le club genevois doit d'abord être un endroit où les joueurs peuvent désormais progresser, se sentir bien et évoluer dans un environnement stable. «Servette est un club qui permet à un certain nombre de joueurs qui arrivent de se sentir bien, d'être dans un bon contexte, avec un jeu proposé qui intéresse les joueurs. C'est ça le plus important.» Et après, s'ils partent, que tout le monde y trouve son compte, tant mieux. 

Pas encore assez bien armé pour partir?

Junior Kadile sait donc ce qu'il a trouvé à Genève et prendrait un risque en partant cet été, selon son entraîneur. «Il sait très bien qu'il n'a aucune garantie demain d'aller dans un endroit où il va se sentir aussi bien qu'ici», souligne le technicien. «Faire quatre ou cinq mois comme il les a fait, c'est bien. Mais moi, j'aimerais bien que le jour où Junior partira, il soit encore mieux armé que ce qu'il est aujourd'hui.» Et ce le plus tard possible. D'un point de vue sportif, toujours. Et dans le football professionnel, ce n'est pas toujours le secteur sportif qui a raison à la fin...

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