Quatre ans après la Coupe du monde au Qatar et ses stades se trouvant tous dans un micro-climat et quelques dizaines de kilomètres carrés, la FIFA se trouve confrontée à un défi de taille cette année: garantir une certaine uniformité à la compétition au niveau des pelouses, alors que les 104 matches vont se dérouler dans trois pays à la réalité climatique bien différente.
«Même en Russie, c'était moins compliqué, alors que le pays est aussi très grand. Mais il y avait moins de différences d'humidité. Cette année, entre Guadalajara et Vancouver, les réalités climatiques ne sont pas les mêmes», pose d'entrée Pierre-Yves Bovigny, maître d'enseignement à l'HEPIA et «expert du gazon» auprès de l'ASF. Et même au Mexique, les réalités ne sont pas les mêmes entre l'altitude de Mexico City et celle des autres villes-hôtes.
«Ce qui a été fait cette année pour accueillir cette Coupe du monde est unique en ce qui concerne les pelouses. Ce qu'il faut déjà bien comprendre, c'est que la moitié des seize stades avaient des pelouses synthétiques, qu'il a fallu transformer en pelouses naturelles. Les organisateurs y ont réfléchi depuis très longtemps, cela fait huit ans que les réflexions ont débuté. Et il y a également cinq stades avec un toit rétractable, qui laissent passer moins de lumière. La situation de départ est assez complexe», enchaîne le spécialiste.
Sans oublier qu'il n'y a de loin pas que les seize pelouses de match à choyer, mais également les 84 sites et 178 terrains d'entraînement. La FIFA s'est ainsi approchée de deux universités en particulier, celle du Tennessee et de Michigan State afin d'optimiser au mieux son processus. «Pour l'Euro 2025 en Suisse, nous avions changé les pelouses synthétiques d'YB et de Thoune en pelouses naturelles, mais la manière utilisée aux Etats-Unis est encore différente», explique Pierre-Yves Bovigny.
La «bermuda grass», la star des herbes, mais...
Une grande question concerne notamment le choix des espèces d'herbes utilisées, les fameuses graminées. La Suisse s'entraîne ä San Diego sur des terrains de type «bermuda grass», une variété extrêmement tolérante à la chaleur. «C'est très bien, parce qu'elle jouera également à San Francisco et Los Angeles sur cette pelouse, prévue pour les climats chauds et secs. Cela garantit une certaine uniformité entre l'entraînement et les deux premiers matches. Par contre, cette espèces est utilisée uniquement au sud de l'Europe, en Espagne, Grèce et Italie. Beaucoup de monde aimerait l'utiliser, mais le problème est qu'elle entre en dormance à la fin de l'automne et n'est donc pas faite pour notre climat. C'est dommage, parce qu'elle est extrêmement résistante aux maladies et elle serait très agréable à utiliser, elle ne demande aucun arrosage. Mais c'est malheureusement impossible actuellement au nord des Alpes», regrette Pierre-Yves Bovigny.
La «bermuda grass», sur laquelle s'entraînent les Suisses depuis leur arrivée en Californie, est une pelouse idéale pour les climats chauds, mais qui ne présente pas un grand confort pour les articulations et est plus fatigante qu'une autre. «Chaque pelouse a ses particularités, que ce soit pour la restitution d'énergie, le confort articulaire, la résistance rotationelle...», complète le spécialiste. Le risque de se «bloquer le pied» est ainsi plus élevé dans une pelouse de type «bermuda» qu'avec une autre, par exemple. «J'ai rendu l'ASF attentive à tous ces paramètres», assure Pierre-Yves Bovigny, qui ne veut laisser aucun détail au hasard.
Pour les climats plus frais, que ce soit au Canada ou au nord des Etats-Unis, quelques stades sont équipés de mélanges de «ray-grass» et de «bluegrass», utilisées en Europw, à Vancouver et New York tandis que les variétés kikuyu et paspalum sont également utilisées. «Ce sera la première Coupe du monde qui se disputera avec quatre types de gazons différents», insiste Pierre-Yves Bovigny.
Les joueurs ont remarqué une différence
Pour l'heure, les joueurs de l'équipe de Suisse se montrent très satisfaits de la qualité des terrains qu'ils trouvent à la Jewish Academy de San Diego, leur centre d'entraînement. «Les pelouses sont parfaites», confirme Michel Aebischer, qui a noté une différence avec les terrains européens. «Oui, la surface est certainement un peu plus dure, c'est différent, un peu plus sec. Ca change un peu quand on veut accélérer le jeu, il va falloir s'adapter», explique le Fribourgeois, rejoint par Djibril Sow. «Il y a une différence, oui, dans le rebond du ballon.»
Les équipes de spécialistes de la FIFA, dans leur quête d'uniformisation, vont également jouer sur la hauteur de la tonte, sur l'humidité du gazon, et sur la dureté du sol pour atténuer les différences entre les sites, ce qui est là aussi une première. D'habitude, le cahier des charges demande la même hauteur pour tous les terrains mais là, vu les réalités bien différentes, une plus grande latitude sera donnée en fonction des sites. Pour qu'au final, les particularités de chaque variété aient le moins d'impact possible sur le jeu et garantissent une certaine équité.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Mexique | 1 | 2 | 3 | |
2 | République de Corée | 1 | 1 | 3 | |
3 | République Tchèque | 1 | -1 | 0 | |
4 | Afrique du Sud | 1 | -2 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Canada | 0 | 0 | 0 | |
2 | Bosnie-Herzégovine | 0 | 0 | 0 | |
3 | Qatar | 0 | 0 | 0 | |
4 | Suisse | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Brésil | 0 | 0 | 0 | |
2 | Maroc | 0 | 0 | 0 | |
3 | Haïti | 0 | 0 | 0 | |
4 | Écosse | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Etats-Unis | 0 | 0 | 0 | |
2 | Paraguay | 0 | 0 | 0 | |
3 | Australie | 0 | 0 | 0 | |
4 | Turquie | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Allemagne | 0 | 0 | 0 | |
2 | Curaçao | 0 | 0 | 0 | |
3 | Côte d´Ivoire | 0 | 0 | 0 | |
4 | Equateur | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Pays-Bas | 0 | 0 | 0 | |
2 | Japon | 0 | 0 | 0 | |
3 | Suède | 0 | 0 | 0 | |
4 | Tunisie | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Belgique | 0 | 0 | 0 | |
2 | Egypte | 0 | 0 | 0 | |
3 | Iran | 0 | 0 | 0 | |
4 | Nouvelle-Zélande | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Espagne | 0 | 0 | 0 | |
2 | Cap Vert | 0 | 0 | 0 | |
3 | Arabie Saoudite | 0 | 0 | 0 | |
4 | Uruguay | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | France | 0 | 0 | 0 | |
2 | Sénégal | 0 | 0 | 0 | |
3 | Irak | 0 | 0 | 0 | |
4 | Norvège | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Argentine | 0 | 0 | 0 | |
2 | Algérie | 0 | 0 | 0 | |
3 | Autriche | 0 | 0 | 0 | |
4 | Jordanie | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Portugal | 0 | 0 | 0 | |
2 | République Démocratique du Congo | 0 | 0 | 0 | |
3 | Ouzbékistan | 0 | 0 | 0 | |
4 | Colombie | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Angleterre | 0 | 0 | 0 | |
2 | Croatie | 0 | 0 | 0 | |
3 | Ghana | 0 | 0 | 0 | |
4 | Panama | 0 | 0 | 0 |

