Dix ans après son élection à la présidence de la FIFA, le 26 février 2016 à Zurich, Gianni Infantino a désormais droit à son propre livre. Publié par la FIFA et écrit par le journaliste italien Alessandro Alciato, auteur notamment de biographies consacrées à Andrea Pirlo et Carlo Ancelotti, l'ouvrage retrace la décennie durant laquelle le Haut-Valaisan a profondément remodelé l'instance mondiale du football.
Le livre a été distribué aux membres du Conseil de la FIFA ainsi qu'aux présidents des 211 associations nationales présents lors du 76e Congrès de la FIFA à Vancouver. Son objectif est clair: raconter, à travers une série d'anecdotes et de témoignages, les coulisses des dix ans de Gianni Infantino à la tête de l'organisation.
L'ouvrage revient sur les grandes réformes mises en avant par l'actuel président. Il insiste notamment sur la redistribution accrue des revenus vers les fédérations nationales, sur les investissements dans le développement du football à travers le monde ainsi que sur la croissance spectaculaire du football féminin au cours de la dernière décennie.
«Ces succès ne sont pas les miens, mais les nôtres»
L'auteur met également en avant les efforts de la FIFA en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption. Plusieurs chapitres détaillent aussi le rôle de la Chambre de compensation de la FIFA, censée mieux rémunérer les clubs formateurs, ou encore l'importance accordée aux anciennes gloires du football regroupées sous le label «FIFA Legends».
Le livre célèbre également les succès des grandes compétitions organisées sous l'ère Infantino, de la Coupe du monde masculine à la Coupe du monde féminine, sans oublier la nouvelle Coupe du monde des clubs à 32 équipes, lancée en 2025 aux Etats-Unis.
Dans sa préface, Gianni Infantino insiste toutefois sur le fait qu'il ne considère pas ces réalisations comme des succès personnels. «Ces succès ne sont pas les miens, mais les nôtres», écrit-il. Le président de la FIFA remercie tour à tour les six confédérations continentales, les 211 fédérations membres, les ligues, les clubs, les joueurs, les joueuses, les sponsors et les diffuseurs.
Il souligne également qu'à son arrivée à la tête de la FIFA, il y a dix ans, peu d'investisseurs souhaitaient encore associer leur image à une institution alors profondément fragilisée. «Je n'ai jamais perdu de vue notre objectif principal: contribuer au développement du football à l'échelle mondiale et améliorer les conditions des joueurs dans chacun des 211 pays et territoires affiliés à la FIFA», écrit-il.
Parmi tous les récits présentés dans l'ouvrage, l'un des plus marquants concerne très probablement l'Iran et le combat mené pour permettre aux femmes d'assister aux matches de football dans les stades du pays.
Quand Gianni Infantino défiait l'Iran pour les femmes
Le 1er mars 2018, Gianni Infantino se rend à Téhéran pour assister au mythique derby entre Persépolis et Esteghlal au stade Azadi. Mais derrière ce déplacement officiel se cache un objectif beaucoup plus ambitieux. Avant d'accepter l'invitation iranienne, le président de la FIFA pose une condition: rencontrer le président Hassan Rohani.
Lors des réunions préparatoires, les représentants iraniens lui demandent ce qu'il souhaite aborder. Après quelques hésitations, il répond franchement: «Je veux lui demander de laisser entrer les femmes dans le stade.» La réaction est immédiate. «Si c'est ce que vous voulez lui demander, il n'y aura pas de rencontre.»
Gianni Infantino accepte alors officiellement de ne pas évoquer le sujet. Officiellement seulement. Face à Hassan Rohani, alors que la réunion touche à sa fin, il relance soudain la conversation. «Président Rohani, je voudrais vous parler de votre mère. De votre épouse. De vos filles. De vos soeurs. De toutes les femmes d'Iran.» Un silence. Puis il poursuit: «Aujourd'hui, j'ai vu dans les rues de Téhéran des femmes qui portent les couleurs de leur équipe comme les hommes. Pourquoi ne les laissez-vous pas entrer dans le stade?»
Hassan Rohani lui répond alors que les milieux religieux du pays sont «un peu conservateurs». Gianni Infantino insiste pourtant et obtient une promesse: la question sera étudiée. Le lendemain, lors d'une conférence de la FIFA sur l'égalité et l'inclusion, il raconte publiquement son échange avec le président iranien. «Il m'a promis qu'il allait le faire», affirme-t-il devant l'assemblée.
«Mille femmes. Mille, pas une de moins.»
Quelques mois plus tard, à l'approche de la finale de la Champions League asiatique disputée à Téhéran, Gianni Infantino revient à la charge. Lorsque les dirigeants iraniens lui proposent d'assister au match, il pose une nouvelle condition. «Je viendrai, mais je souhaiterais qu'il y ait des femmes dans le stade.» D'abord, les responsables iraniens proposent dix femmes. Refus catégorique. «Mille femmes. Mille, pas une de moins.»
Le jour du match, Gianni Infantino découvre finalement que 1500 femmes ont été autorisées à entrer dans le stade Azadi. On lui conseille de rester dans la tribune officielle. Il refuse. Il traverse alors le stade pour rejoindre le secteur réservé aux supportrices. Selon le livre, l'émotion est immense. «Les larmes ont commencé à couler. Des larmes de joie. Des larmes d'hommes, des larmes de femmes.» Le président de la FIFA immortalise la scène avec son téléphone portable, convaincu d'assister à un moment historique.
L'ouvrage présente cet épisode comme un tournant majeur. Depuis lors, les femmes ont progressivement retrouvé l'accès aux rencontres internationales, puis à certaines compétitions nationales en Iran. Pour l'auteur du livre, cette séquence illustre la méthode Infantino: privilégier le dialogue plutôt que la confrontation.
Une philosophie résumée par une phrase prononcée par le président de la FIFA après son entretien avec Hassan Rohani: «On peut critiquer, sanctionner et condamner. Ou bien essayer de convaincre. Entre les deux possibilités, je choisis la seconde.»
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Mexique | 1 | 2 | 3 | |
2 | République de Corée | 1 | 1 | 3 | |
3 | République Tchèque | 1 | -1 | 0 | |
4 | Afrique du Sud | 1 | -2 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Suisse | 1 | 0 | 1 | |
2 | Canada | 1 | 0 | 1 | |
3 | Qatar | 1 | 0 | 1 | |
4 | Bosnie-Herzégovine | 1 | 0 | 1 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Écosse | 1 | 1 | 3 | |
2 | Maroc | 1 | 0 | 1 | |
3 | Brésil | 1 | 0 | 1 | |
4 | Haïti | 1 | -1 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Etats-Unis | 1 | 3 | 3 | |
2 | Australie | 1 | 2 | 3 | |
3 | Turquie | 1 | -2 | 0 | |
4 | Paraguay | 1 | -3 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Allemagne | 1 | 6 | 3 | |
2 | Equateur | 0 | 0 | 0 | |
3 | Côte d´Ivoire | 0 | 0 | 0 | |
4 | Curaçao | 1 | -6 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Pays-Bas 2:1 | 1 | 1 | 3 | |
2 | Suède | 0 | 0 | 0 | |
3 | Tunisie | 0 | 0 | 0 | |
4 | Japon 1:2 | 1 | -1 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Belgique | 0 | 0 | 0 | |
2 | Egypte | 0 | 0 | 0 | |
3 | Iran | 0 | 0 | 0 | |
4 | Nouvelle-Zélande | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Espagne | 0 | 0 | 0 | |
2 | Cap Vert | 0 | 0 | 0 | |
3 | Arabie Saoudite | 0 | 0 | 0 | |
4 | Uruguay | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | France | 0 | 0 | 0 | |
2 | Sénégal | 0 | 0 | 0 | |
3 | Irak | 0 | 0 | 0 | |
4 | Norvège | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Argentine | 0 | 0 | 0 | |
2 | Algérie | 0 | 0 | 0 | |
3 | Autriche | 0 | 0 | 0 | |
4 | Jordanie | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Portugal | 0 | 0 | 0 | |
2 | République Démocratique du Congo | 0 | 0 | 0 | |
3 | Ouzbékistan | 0 | 0 | 0 | |
4 | Colombie | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Angleterre | 0 | 0 | 0 | |
2 | Croatie | 0 | 0 | 0 | |
3 | Ghana | 0 | 0 | 0 | |
4 | Panama | 0 | 0 | 0 |