Souffler un peu, enfin! C’est le sentiment qui domine actuellement à Nottingham. Dan Ndoye (25 ans) ne cache pas son soulagement, car la saison a été bien plus compliquée qu’espéré. Ce n’est que trois journées avant la fin que Nottingham Forest a assuré son maintien en Premier League, un an seulement après avoir décroché une qualification européenne.
Quelques jours avant le rassemblement de l’équipe de Suisse, Blick s’est rendu dans les Midlands anglais pour rencontrer l’attaquant vaudois. À Nottingham, le soleil brille sur le charmant centre-ville et le ciel est presque entièrement dégagé. Une météo peu britannique, à l’image d’un décor qui contraste avec une saison que beaucoup imaginaient bien différente autour du club.
Malgré tout, l’enthousiasme des supporters reste intact dans la ville de Robin des Bois. Au fanshop, les maillots se sont arrachés: seules quelques grandes tailles sont encore disponibles. Même les cartes d’autographes sont devenues rares. Celles de Dan Ndoye? Elles ont toutes trouvé preneur. Du Vaudois, il ne reste plus qu’un seul objet dérivé: une tasse à son effigie, ornée de son numéro.
Il y a un an, Dan Ndoye quittait Bologne pour rejoindre l’Angleterre contre 42 millions d’euros, accompagné de nombreux éloges. Jusqu’ici, il n’a toutefois pas encore pleinement répondu aux attentes placées en lui. Cette saison, il n’a disputé que 1176 minutes sous les couleurs de Forest.
Sa cote de popularité demeure pourtant élevée auprès des supporters, même si ceux-ci n’ont pu admirer son célèbre rugissement de lion qu’à deux reprises au City Ground. C’est précisément dans ce stade que le Vaudois nous accueille. Il nous fait visiter son vestiaire, dont la porte ouverte offre une vue directe sur la pelouse, nous montre les deux trophées de la Coupe d’Europe des clubs champions remportés par Nottingham Forest en 1979 et 1980, avant de prendre place dans les tribunes pour la première partie de notre entretien.
La Premier League a-t-elle apprivoisé le lion qui sommeille en vous?
Non (rires)! Pour moi, le lion reste un lion! Il n'a pas été apprivoisé. Bien sûr, je n'ai pas marqué autant que je l'aurais souhaité en Premier League. Et il y a aussi eu des moments difficiles, ainsi que des phases où j'ai moins joué. Mais malheureusement, on ne peut pas tout influencer.
Comment avez-vous géré ces phases difficiles?
J'ai toujours tout donné et essayé de faire mon maximum. Je n'ai rien à me reprocher. Car, que je joue ou non, je suis toujours prêt et je travaille chaque jour pour être la meilleure version possible de moi-même.
Vous attendiez-vous à une saison aussi difficile?
Je savais que le passage de la Serie A à la Premier League ne serait pas facile. Il faut toujours un certain temps d'adaptation. Mais au final, cela a été plus difficile que ce à quoi je m'attendais.
Nottingham a eu quatre entraîneurs cette saison. Est-ce que cela a contribué aux difficultés?
Bien sûr, changer autant d'entraîneurs est loin d'être idéal. La saison a été marquée par des hauts et des bas extrêmes, pas seulement pour moi, mais pour tout le club. Avec l'entraîneur Vítor Pereira, nous avons fini par trouver une certaine stabilité et nous avons réussi à nous maintenir. Il est juste dommage que cela n'ait pas suffi pour atteindre la finale de l'Europa League.
Vous avez maintenant joué en Ligue 1, en Serie A et en Premier League. Le championnat anglais est-il vraiment le meilleur du monde?
Pour moi, c'est clairement le meilleur dans lequel j'ai joué jusqu'à présent. En ce qui concerne l'intensité et le physique, la Premier League est un niveau au dessus. Jouer chaque semaine contre de grandes équipes, avec autant de joueurs de haut niveau, te fait automatiquement progresser. Même si je n'ai pas joué tous les matches, je me suis amélioré dans de nombreux domaines.
Jusqu'à présent, Nottingham n'a pas été un terrain facile pour les Suisses. Même Remo Freuler, avec qui vous avez joué à Bologne, n'a pas été très heureux ici. Vous a-t-il donné des conseils ?
Oui, nous avons discuté. Mais il a parlé de manière très positive du club et m'a fait part de ses impressions sur la vie ici. Mais au final, c'est moi qui ai décidé de venir à Nottingham, comme à chaque étape de ma carrière.
Remo Freuler est retourné en Serie A après un an. La météo italienne vous manque-t-elle?
Au début, c'était compliqué. La météo était bien plus agréable en Italie, c'est vrai. Mais avec le recul, je me suis vite habitué au temps anglais.
Vous êtes entré dans l'histoire de Bologne en marquant le seul but de la victoir en Coupe. Quels souvenirs gardez-vous de cette finale à Rome?
Je n'oublierai jamais cette soirée. Bologne n'avait plus gagné de titre depuis 51 ans. Et c'est moi qui marque... C'est tout simplement incroyable. C'était mon premier grand titre et ce moment restera à jamais gravé en moi.
Où voyez-vous votre avenir?
Je suis d'abord fier d'avoir bien terminé la saison avec Nottingham. Maintenant, c'est la Coupe du monde. C'est un grand objectif pour moi. Nous verrons ce qui se passera ensuite. Mais j'ai un contrat à Nottingham jusqu'en 2030 et je me concentre entièrement là-dessus.
C’est au City Ground, niché sur les rives de la Trent, que s’achève la première partie de notre entretien. Nous rangeons ensuite notre matériel pour rejoindre un autre lieu, à moins de deux kilomètres de là. La conversation se poursuit au centre d’entraînement du club.
Si Dan Ndoye a traversé une saison compliquée à Nottingham, il demeure l’un des plus grands atouts de l’équipe de Suisse. Il l’a encore démontré récemment lors du spectaculaire match amical perdu contre l’Allemagne (3-4). Auteur de l’ouverture du score au terme d’une action de grande classe, le Vaudois n’a ensuite cessé de semer le trouble dans la défense adverse.
Apprécié des supporters, Dan Ndoye l’est tout autant des annonceurs. L’ailier suisse est devenu au fil des années une figure particulièrement recherchée par les marques. Ces derniers mois, il a été quasiment impossible de passer à côté de son visage en Suisse: le Vaudois est l’une des principales têtes d’affiche de la dernière campagne de Panini.
Quel est votre premier souvenir Panini?
Mon premier album a été celui de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. Lorsque j'ai tenu dans mes mains le sticker de mon idole Neymar, j'étais incroyablement fier et heureux. Ma journée était réussie (rires).
Et quel est votre premier souvenir de la Coupe du monde?
Je pense immédiatement à la victoire contre l'Espagne lors de la Coupe du monde 2010 et au but de Gelson Fernandes. Je me souviens encore très bien de la fête que nous avons faite à la maison en famille. Et puis, il y a la Coupe du monde 2014, notamment le match contre le Honduras avec le hat-trick de Xherdan Shaqiri. C'étaient de grands moments.
Où regardiez-vous les matches?
La plupart du temps à la maison avec la famille. Mais plus tard, j'étais aussi souvent dans la fan zone d'Ouchy, au bord du lac. C'était toujours très sympa.
C'est la première fois que vous participez à une Coupe du monde. Était-ce votre grand rêve depuis votre enfance?
Absolument. La Coupe du monde a toujours été pour moi la plus grande des compétitions. Enfant, j'ai suivi les matches et admiré les grandes stars. Maintenant, en faire partie et pouvoir représenter la Suisse sera quelque chose de très spécial. D'autant plus que toute ma famille m'accompagnera aux États-Unis.
Les attentes à votre égard sont grandes. Le ressentez-vous aussi?
Mon statut a changé, c'est clair. Aujourd'hui, les gens attendent de moi des buts et des actions décisives. Mais c'est exactement ce que je voulais. J'ai gagné ma place dans le onze de départ, petit à petit.
Comment gérez-vous ces attentes?
J'aime que les attentes soient élevées. J'ai également de grandes exigences envers moi-même. J'ai travaillé dur et je vais tout faire pour aider l'équipe et être au meilleur niveau possible.
Miro Muheim a failli rater la Coupe du monde à cause d'une blessure. Vous aviez déjà peur de devoir dépanner en tant qu'arrière gauche?
Je suis heureux que Miro vienne avec nous en Amérique. D'un point de vue personnel, mais aussi d'un point de vue footballistique. Ma meilleure position est ailier, tout le monde le sait, et le coach aussi. Mais si la Nati a besoin de moi à un autre poste, je donnerai tout.
Avec quelles ambitions la Suisse se rend-elle à cette Coupe du monde?
Nous voulons d'abord passer la phase de groupes. Ensuite, prendre match après match. Nous ne nous fixons aucune limite. Toute l'équipe est concentrée et il y a un très bon sentiment.
Beaucoup considèrent le groupe suisse comme le plus facile de tous. C'est aussi votre avis ?
Non. Dans une Coupe du monde, il n'y a pas d'adversaire facile. Peut-être que certains sous-estiment un peu notre groupe. Le Canada joue à domicile, la Bosnie ne s'est pas qualifiée contre l'Italie par hasard, et le Qatar n'est pas non plus là juste pour participer. Mais pour nous, c'est très bien. Nous devons être capables de gérer la pression - tout en sachant très bien à quel point ce groupe est difficile.
Vous avez manqué les derniers matches de Nottingham en raison d'une blessure à l'ischio-jambier. Etes-vous de retour en forme?
Dès que le maintien en Premier League était officiel, je n'ai plus voulu prendre de risques. Maintenant, je me sens à nouveau en forme et prêt pour la Nati. Et j'ai hâte que la Coupe du monde commence enfin.
Rien ne s'oppose donc à ce que l'on revoie bientôt votre célébration du lion?
Je l'espère. Cela a été une année difficile pour moi. Mais je suis plus affamé que jamais.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Mexique | 0 | 0 | 0 | |
2 | Afrique du Sud | 0 | 0 | 0 | |
3 | République de Corée | 0 | 0 | 0 | |
4 | République Tchèque | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Canada | 0 | 0 | 0 | |
2 | Bosnie-Herzégovine | 0 | 0 | 0 | |
3 | Qatar | 0 | 0 | 0 | |
4 | Suisse | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Brésil | 0 | 0 | 0 | |
2 | Maroc | 0 | 0 | 0 | |
3 | Haïti | 0 | 0 | 0 | |
4 | Écosse | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Etats-Unis | 0 | 0 | 0 | |
2 | Paraguay | 0 | 0 | 0 | |
3 | Australie | 0 | 0 | 0 | |
4 | Turquie | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Allemagne | 0 | 0 | 0 | |
2 | Curaçao | 0 | 0 | 0 | |
3 | Côte d´Ivoire | 0 | 0 | 0 | |
4 | Equateur | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Pays-Bas | 0 | 0 | 0 | |
2 | Japon | 0 | 0 | 0 | |
3 | Suède | 0 | 0 | 0 | |
4 | Tunisie | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Belgique | 0 | 0 | 0 | |
2 | Egypte | 0 | 0 | 0 | |
3 | Iran | 0 | 0 | 0 | |
4 | Nouvelle-Zélande | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Espagne | 0 | 0 | 0 | |
2 | Cap Vert | 0 | 0 | 0 | |
3 | Arabie Saoudite | 0 | 0 | 0 | |
4 | Uruguay | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | France | 0 | 0 | 0 | |
2 | Sénégal | 0 | 0 | 0 | |
3 | Irak | 0 | 0 | 0 | |
4 | Norvège | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Argentine | 0 | 0 | 0 | |
2 | Algérie | 0 | 0 | 0 | |
3 | Autriche | 0 | 0 | 0 | |
4 | Jordanie | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Portugal | 0 | 0 | 0 | |
2 | République Démocratique du Congo | 0 | 0 | 0 | |
3 | Ouzbékistan | 0 | 0 | 0 | |
4 | Colombie | 0 | 0 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Angleterre | 0 | 0 | 0 | |
2 | Croatie | 0 | 0 | 0 | |
3 | Ghana | 0 | 0 | 0 | |
4 | Panama | 0 | 0 | 0 |