Un ministre met la pression
Vers une démission du président de la Fédération italienne de football?

Le revers de l'Italie en Bosnie secoue le monde politique. Le ministre des Sports, Andrea Abodi, a reconnu «une crise profonde» et demande des mesures.
Gabriele Gravina est sur un siège éjectable.
Photo: AFP

Le ministre italien des Sports, Andrea Abodi, a réclamé mercredi la démission du président de la Fédération italienne de football au lendemain de l'échec de la Nazionale à se qualifier pour la Coupe du monde, comme en 2018 et 2022.

«Il est évident pour tous que le football italien doit être refondé», a-t-il écrit dans un communiqué au lendemain de la défaite de l'Italie en finale des barrages européens contre la Bosnie (1-1 a.p., 4 -1). Selon le ministre, «ce processus doit passer par un renouveau au sein de la direction de la FIGC», présidée depuis 2018 par Gabriele Gravina.

Tensions croissantes

A l'issue du match contre la Bosnie à Zenica, ce dernier, pour devancer les appels à sa démission, a convoqué pour la semaine prochaine un conseil fédéral qui devra «faire un bilan», a-t-il expliqué. Il a également reconnu que le football italien vivait «une crise profonde, une crise générale qui nécessite une réflexion globale qui ne revient pas seulement à la Fédération, mais aussi au monde de la politique italienne».

Le patron du football italien a fait à plusieurs reprises référence au gouvernement, pour regretter des blocages, ce qui n'a pas plu au ministre des Sports. «Le gouvernement a concrètement démontré, au cours de ces années, son engagement en faveur de tout le mouvement sportif italien, je considère objectivement incorrect de tenter de nier ses propres responsabilités concernant la troisième non-qualification consécutive à la Coupe du monde en accusant les institutions d'un supposé manquement», a-t-il insisté.


Articles les plus lus