«Wrangler Bruce», l'ami des serpents à San Diego
0:15
Il les capture et les relâche:«Wrangler Bruce», l'ami des serpents à San Diego

«Il est magnifique, regarde»
Sur les traces des serpents à sonnettes de San Diego avec «Wrangler Bruce»

Un serpent à sonnettes dans votre jardin? «Wrangler Bruce» est l'homme qu'il vous faut! Blick est allé à la rencontre de «l'attrapeur de serpents» le plus renommé du conté de San Diego. Un spécialiste prudent et passionnant à écouter, qui combat les clichés.
Blick_Tim_Guillemin.png
Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

«Si vous ne lui faites pas de mal, il n'y a aucune raison qu'il vous en fasse. C'est aussi simple que ça. Aucun serpent ne se dit qu'il va attaquer un homme juste pour le plaisir. Jamais. Par contre, s'il est menacé, il va se défendre. Et regardez celui-là, comme il est magnifique... Je l'ai attrapé ce matin.» Bruce Ireland est un très sportif citoyen de San Diego, âgé de 61 ans et au corps d'athlète de haut niveau, lui qui pratique le surf presque tous les jours sur les plages de l'Océan Pacifique.

Si Blick a rendu visite à ce Texan installé en Californie, c'est bien parce qu'il est le «Snake Wrangler», c'est-à-dire «L'attrapeur de serpents» le plus connu de toute la région. Et peut-être même du pays, avec ses 578'000 suiveurs sur Instagram. Et qu'il n'aime rien de plus que casser certains clichés au sujet d'un animal qui le fascine et qui est tout sauf «evil», comme il aime l'assurer à qui lui pose la question. Ce qu'il prouve par l'exemple tous les jours.

Contenu tiers
Souhaitez-vous voir ces contributions externes (par exemple Instagram, X et d'autres plateformes) ? Si vous acceptez, des cookies peuvent être installés et des données peuvent être transmises à des fournisseurs externes. Cela permet l'affichage de contenus externes et de publicités personnalisées. Votre décision s'applique à l'ensemble de l'application et peut être révoquée à tout moment dans les paramètres.

Le thème est d'actualité, puisque le camp de base de l'équipe de Suisse à San Diego est entouré de collines plus ou moins verdoyantes où se nicheraient plusieurs serpents à sonnettes, une espèce venimeuse. Voilà quelques semaines, l'ASF avait prévenu les journalistes: ceux qui voudraient se cacher dans les alentours du terrain de foot pour épier les tactiques de Murat Yakin et savoir si la Nati jouerait à trois ou à quatre défenseurs le feraient à leurs risques et périls. Une petite blague, bien sûr, mais le sujet est devenu viral ces derniers jours à la suite d'une infographie publiée par l'ASF elle-même sur ses réseaux sociaux parlant d'une «snake area» autour du terrain, toujours avec un certain deuxième degré.

La nouvelle a fait le tour du monde et plusieurs journaux ont exagéré, voire même inventé une réalité parallèle, en disant que la Nati cherchait à changer de lieu d'entraînement. Sergio Affuso, membre de la cellule communication, a même dû désamorcer ce début de buzz lundi matin en soulignant que la Suisse se trouvait très bien à la Jewish Academy et qu'elle n'avait pas l'intention de bouger. Fin de la (petite) polémique.

Un serpent à sonnettes à San Diego
0:06
«Wrangler Bruce» au travail:Un serpent à sonnettes à San Diego

Qu'en pense «Wrangler Bruce»? «Votre équipe de football est en sécurité, pas de souci. Les médias en font souvent trop et je suis content de pouvoir rétablir la vérité quand je le peux. Mais oui, bien sûr, il y a des serpents partout dans la région. Regardez le buisson juste là: peut-être qu'il y en a dix à l'intérieur et qu'on ne le sait pas. Et la saison démarre de plus en plus tôt, vu qu'il fait chaud plus vite. Je reçois les premiers téléphones au mois de mars et ils durent jusqu'au mois de novembre environ.» Le pic a bien sûr lieu de juin à août, soit les mois les plus chauds et les téléphones arrivent majoritairement en fin d'après-midi, lorsque les gens rentrent du travail et constatent que leur jardin accueille un nouvel occupant, pas franchement invité.

Plus de 1000 serpents secourus en 2025

«Wrangler Bruce» n'est pas tout seul dans sa société, puisqu'il compte environ 50 collaborateurs, tous formés à ce délicat art que représente le fait d'attraper des serpents chez des particuliers, lesquels l'appellent tous les jours, apeurés par la présence d'un animal rampant dans leur jardin. «Je peux recevoir dix appels par jours», explique-t-il, lui qui a débuté cette activité pour une simple et bonne raison: il ne supportait pas que l'on fasse du mal à ces animaux. L'an dernier, son équipe et lui en ont secouru 1100.

Le serpent à sonnettes, le fameux «rattlesnake».
Photo: TOTO MARTI

«Si vous avez un serpent à sonnettes dans votre jardin et que vous appelez les pompiers, il y a de fortes chances qu'ils le tuent. Je n'ai jamais aimé ça. Alors j'ai proposé mes services. J'ai commencé par un serpent, puis deux. Et sans m'en rendre compte, j'en avais sauvé cent.» Car à la fin de la journée, «Wrangler Bruce» prend son sac et s'en va dans les collines relâcher les serpents dans leur habitat naturel, avec une règle d'or: les lâcher à un mile environ du lieu où ils ont été capturés, afin qu'ils retrouvent leurs repères.

Une activité bénévole mais très prenante

Un véritable bienfaiteur de la cause animale, qui ne prend pas de salaire pour son job d'attrapeur de serpents. «J'ai un autre boulot pour gagner ma vie, bien plus banal. Après, si quelqu'un veut donner quelque chose à un de mes gars pour services rendus, il peut garder l'argent. Ou on peut donner de l'argent à ma fondation. Mais ce n'est pas mon travail.»

Le serpent à sonnettes, un maître du camouflage.
Photo: TOTO MARTI

Le sujet le passionne cependant tellement qu'il donne des formations et distille ses précieux conseils, parmi lesquels les attitudes à adopter. Comment réagir avec son chien, comment réagir si un serpent se trouve à proximité, que faire si on en trouve un dans son jardin... «Le point commun de tous les conseils, c'est de rester calme. Je le répète autant de fois que nécessaire: un serpent, s'il n'est pas menacé, il n'attaque pas. La chose la plus stupide à faire face à un serpent est de le frapper. Le mieux à faire est toujours de s'éloigner doucement. Et d'avoir le bon état d'esprit: croiser un animal sauvage est une chance. Alors admirez-le, prenez une photo et éloignez-vous tranquillement. Tout le monde sera content.»

«Wrangler Bruce» manipule les serpents comme personne. Et il ne touche jamais un serpent à sonnettes à mains nues.
Photo: TOTO MARTI

Le spécialiste le concède, il n'est pas toujours évident de rester calme et lui-même fait toujours preuve d'extrêmement de prudence. «Je n'ai jamais été mordu. Et pourtant, j'en manipule tous les jours. Après, un 'gopher snake', qui n'est pas venimeux, c'est facile. Et il y en a aussi beaucoup dans la région. Mais je ne touche jamais un serpent à sonnettes à mains nues. Certains le font pour avoir des vues sur les réseaux sociaux, mais pas moi. C'est un animal sauvage, venimeux. Le serpents, c'est comme n'importe quel animal. Neuf sur dix peuvent être très calmes et le dixième sera de très mauvaise humeur, vous ne savez pas pourquoi.»

Avec un «gopher snake», ou couleuvre à nez mince. Un serpent non venimeux.
Photo: TOTO MARTI

Les Etats-Unis comptent quatre espèces de serpents venimeux sur le territoire: les serpents à sonnette, les mocassins à tête cuivrée, les mocassins d'eau et les serpents corail. Seule la première espèce se trouve à San Diego et il faut bien apprendre à cohabiter. «On construit toujours plus de maisons, de centres commerciaux, d'immeubles de toutes sortes... La ville grandit et la nature perd du terrain. On se retrouve sur le territoire des serpents, mais aussi des coyotes et de tous les autres animaux. Eux, ils n'ont rien demandé et voilà qu'on est chez eux. Et on veut les tuer? Come on...»

Cinq morts par année aux Etats-Unis, c'est tout

Bruce Ireland tient d'ailleurs à rappeler certains chiffres. «Les Etats-Unis, c'est 400 millions d'habitants, alright? Il y a 8000 morsures par année, dont 80% auraient pu être évitées si l'humain n'avait pas été à la faute. Et sur ce chiffre-là, à la fin, cinq personnes meurent chaque année. Je ne dis pas qu'un serpent à sonnettes n'est pas dangereux. Il peut l'être. Si vous faites du jogging en montagne, que vous n'êtes pas attentif et que vous lui marchez dessus, il peut se défendre et vous mordre. Si vous avez des petites baskets, il vous chope au dessus de la cheville. Mais aucun serpent ne se dit qu'il va attaquer un homme.»

Le serpent à sonnettes étant venimeux, il est plus que conseillé de se rendre dans un hôpital le plus vite possible. «Oui, si vous êtes mordu, vous serez bien pris en charge dans nos hôpitaux de San Diego. Et normalement, vous n'allez pas mourir», sourit (à moitié) «Wrangler Bruce».

Le reporter de Blick, rassuré par la présence de Bruce Ireland à ses côtés.
Photo: TOTO MARTI

Les idées reçues sur ses amis les serpents, Bruce Ireland les combattra jusqu'à la fin de sa vie, lui qui organise un grand voyage chaque année avec sa petite famille pour observer les animaux partout sur la planète. «Nous sommes allés à Bornéo pour voir les orang-outans, au Rwanda pour les gorilles. Nous avons l'Inde sur notre liste. La préservation des espèces animales les plus menacées est un combat qui nous tient à coeur.» Son épouse Holly Cruikshank, une danseuse renommée de Broadway, ne partage pourtant pas sa passion pour les serpents à sonnettes.

Son épouse n'est pas aussi convaincue

«Ce n'est pas son truc, en effet. Elle vient de New York, pour elle, un animal sauvage, c'est un pigeon», la taquine son mari, qui a fait de son garage son repaire, où il abrite les serpents le temps de les relâcher dans la nature, mais où ont également élu domicile des résidents permanents.

«C'est comme ça. Je veux profiter de chaque occasion pour éduquer les gens. Je suis toujours attristé quand j'entends quelqu'un vouloir tuer un serpent parce qu'il en a peur. Mais on ne tue pas quelqu'un juste parce qu'on a peur de lui, si? Alors, je prends le temps d'expliquer et de démontrer qu'un serpent n'est pas plus dangereux qu'un autre animal, pour autant qu'on le traite bien.» Le combat d'une vie pour «Wrangler Bruce».

Coupe du monde 2026 – Groupe A
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Mexique
Mexique
0
0
0
2
Afrique du Sud
Afrique du Sud
0
0
0
3
République de Corée
République de Corée
0
0
0
4
République Tchèque
République Tchèque
0
0
0
Playoffs
Groupe B
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Canada
Canada
0
0
0
2
Bosnie-Herzégovine
Bosnie-Herzégovine
0
0
0
3
Qatar
Qatar
0
0
0
4
Suisse
Suisse
0
0
0
Playoffs
Groupe C
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Brésil
Brésil
0
0
0
2
Maroc
Maroc
0
0
0
3
Haïti
Haïti
0
0
0
4
Écosse
Écosse
0
0
0
Playoffs
Groupe D
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Etats-Unis
Etats-Unis
0
0
0
2
Paraguay
Paraguay
0
0
0
3
Australie
Australie
0
0
0
4
Turquie
Turquie
0
0
0
Playoffs
Groupe E
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Allemagne
Allemagne
0
0
0
2
Curaçao
Curaçao
0
0
0
3
Côte d´Ivoire
Côte d´Ivoire
0
0
0
4
Equateur
Equateur
0
0
0
Playoffs
Groupe F
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Pays-Bas
Pays-Bas
0
0
0
2
Japon
Japon
0
0
0
3
Suède
Suède
0
0
0
4
Tunisie
Tunisie
0
0
0
Playoffs
Groupe G
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Belgique
Belgique
0
0
0
2
Egypte
Egypte
0
0
0
3
Iran
Iran
0
0
0
4
Nouvelle-Zélande
Nouvelle-Zélande
0
0
0
Playoffs
Groupe H
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Espagne
Espagne
0
0
0
2
Cap Vert
Cap Vert
0
0
0
3
Arabie Saoudite
Arabie Saoudite
0
0
0
4
Uruguay
Uruguay
0
0
0
Playoffs
Groupe I
Équipe
J.
DB.
PT.
1
France
France
0
0
0
2
Sénégal
Sénégal
0
0
0
3
Irak
Irak
0
0
0
4
Norvège
Norvège
0
0
0
Playoffs
Groupe J
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Argentine
Argentine
0
0
0
2
Algérie
Algérie
0
0
0
3
Autriche
Autriche
0
0
0
4
Jordanie
Jordanie
0
0
0
Playoffs
Groupe K
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Portugal
Portugal
0
0
0
2
République Démocratique du Congo
République Démocratique du Congo
0
0
0
3
Ouzbékistan
Ouzbékistan
0
0
0
4
Colombie
Colombie
0
0
0
Playoffs
Groupe L
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Angleterre
Angleterre
0
0
0
2
Croatie
Croatie
0
0
0
3
Ghana
Ghana
0
0
0
4
Panama
Panama
0
0
0
Playoffs
Mentionné dans cet article
Articles les plus lus