Une Nati physiquement au point
«Quand on arrête, ils demandent pourquoi c’est déjà fini...»

Eduardo Parra Garcia est l'un des hommes de l'ombre du staff de la Nati, mais le Galicien joue un rôle essentiel: amener les 26 joueurs au top pour le premier match du Mondial face au Qatar, malgré des réalités physiques très différentes.
Granit Xhaka et Manuel Akanji, prêts pour samedi prochain face au Qatar? Tel est le travail d'Eduardo Parra Garcia.
Photo: TOTO MARTI
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

Eduardo Parra Garcia fait partie de ces nombreux hommes de l’ombre qui accompagnent la Nati dans cette Coupe du monde. Si la lumière dans le staff est prise intégralement par Murat Yakin, le chef des préparateurs athlétiques et «head of performance» de la Nati joue lui aussi un rôle primordial dans les succès helvétiques. Ancien employé de l’Inter, du Real Madrid (où il a eu Cristiano Ronaldo sous ses ordres), de Liverpool, de Nice et du Celta Vigo, entre autres, le Galicien (qui fêtera ses 47 ans pendant la Coupe du monde) apporte son expertise à l’équipe de Suisse depuis 2023.

Un staff très hispanophone

Parmi ses plus grands challenges dans cette Coupe du monde, l’uniformisation des états de forme. «C’est un grand défi, oui. Peut-être même le plus grand de tous», a-t-il expliqué cette semaine à San Diego, où la Nati a trouvé un environnement parfait pour se préparer, ni trop chaud, ni trop humide. «On a dû tout anticiper. Si l’on avait joué nos matches de poule au Mexique, on aurait potentiellement dû se préparer en altitude. Ou dans la chaleur du Texas pour des matches à Houston ou Kansas City. Ici, sincèrement, c’est parfait», assure l’Espagnol, tout heureux de pouvoir parler dans sa langue natale dans cette ville proche de la frontière mexicaine qu’est San Diego.

«Nous sommes beaucoup à parler espagnol dans le staff, qui est très international», confie-t-il dans un sourire. La Nati compte en effet également des collaborateurs allemands et même japonais en la personne du physiothérapeute Takahiro Yamamoto. 

Photo: TOTO MARTI

Eduardo Parra Garcia, lui, chapeaute plusieurs secteurs d’activité, donc la préparation physique en premier lieu, et ses deux collaborateurs Victor Luis Escamilla et José Luis Estevez Rodriguez. «Cela fait de longues journées, de tôt le matin à tard le soir. Et c’est excitant», assure-t-il, alors que sa mission première est d’amener tout le monde en forme au premier match contre le Qatar samedi prochain. Si beaucoup de joueurs ont du temps de jeu conséquent en club, comme les leaders Granit Xhaka ou Manuel Akanji, d’autres comme Zeki Amdouni reviennent à peine de blessure. Et il faut donc individualiser.

Vingt-six joueurs, vingt-six réalités différentes

«Pour la première fois, nous avons trois préparateurs physiques avec nous», confirme Pierluigi Tami, le directeur des équipes nationales. Un effort financier, qui est très utile au vu du travail personnel et très pointu à effectuer. «C’est sûr que nous devons prendre en compte chaque réalité. Aucun joueur ne se ressemble, ils ont passé vingt-six saisons différentes en club. Certains ont besoin d’activation, d’autres de récupération. Le fait d’avoir déjà eu un pré-camp à Saint-Gall pour essayer de niveler les courbes nous a beaucoup aidé», confie Eduardo Parra Garcia.

Coupe du monde 2026: La Suisse s'habitue à son horaireFootball: Coupe du monde: Murat Yakin aime la flexibilité

Zeki Amdouni a ainsi été convié à venir tout de suite au camp, dès le lundi, alors qu’il avait joué la veille avec Burnley. Granit Xhaka, lui, a eu droit à trois jours de repos avant de rejoindre l’équipe le jeudi, comme Ricardo Rodriguez par exemple. «Et Johan Manzambi a joué la finale de l’Europa League. On lui a aussi donné quelques jours de repos. Je dis bien repos et non pas vacances. Quatre jours, ce ne sont pas des vacances», sourit le spécialiste. Ce «réglage fin» est primordial et permet de travailler dans le détail avec chaque joueur.

Le Galicien, à droite, travaille avec les 26 joueurs de l'effectif.
Photo: keystone-sda.ch

«Et je peux vous le dire, ce n’est pas parce que je suis face à vous ou que je suis employé de l’ASF aujourd’hui, ce groupe est vraiment exceptionnel dans sa manière de travailler. Je n’exagère pas, ces joueurs ont envie de progresser et d’atteindre leur plein potentiel physique. Sur le terrain, ce sont eux qui demandent des exercices physiques. Et à la fin, quand on arrête, ils demandent pourquoi c’est déjà fini...», assure le Galicien, lequel assure que cette observation repose sur des années d’expérience, y compris au sein de grands clubs européens.

Murat Yakin prend les informations partout

Son travail repose d’ailleurs également en bonne partie sur la communication avec les clubs et son passé l’aide à comprendre la réalité de ceux-ci. «On s’échange les bilans de santé et les datas, c’est important», assure-t-il, lui qui assure ne pas avoir son mot à dire dans la composition de départ. Chacun son travail. Et le sien est de préparer au mieux les 26 joueurs appelés à disputer cette Coupe du monde.

Photo: keystone-sda.ch

«Murat Yakin est quelqu’un d’ouvert. Il va aller prendre les renseignements auprès des différents secteurs, que ce soit le médical ou la performance. Si un joueur n’est pas apte à jouer, qu’il est en zone rouge, bien sûr qu’il ne le fait pas jouer. Après, il y a la zone orange… Là, il y a des échanges. Peut-être qu’un joueur peut être sur le terrain trente minutes et il faut bien se transmettre les informations. Mais si un joueur est fit, alors ce n’est pas au préparateur physique de décider qui joue ou non, c’est la responsabilité de l’entraîneur et uniquement la sienne.»

Le pic de forme? Un mythe

Interrogé sur les fameux «pics de forme» qui entretiennent tant de fantasmes, le «Head of performance» de la Nati les a balayés. «Un pic de forme qui interviendrait plutôt au premier jour d’une Coupe du monde ou le jour de la finale, je n’y crois pas. De nouveau, il y a 26 joueurs différents, dont 26 réalités différentes. Notre boulot, c’est de les amener en forme à la Coupe du monde.» Ce samedi contre le Qatar à 12h, heure locale, donc.

Coupe du monde 2026 – Groupe A
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Mexique
Mexique
0
0
0
2
Afrique du Sud
Afrique du Sud
0
0
0
3
République de Corée
République de Corée
0
0
0
4
République Tchèque
République Tchèque
0
0
0
Playoffs
Groupe B
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Canada
Canada
0
0
0
2
Bosnie-Herzégovine
Bosnie-Herzégovine
0
0
0
3
Qatar
Qatar
0
0
0
4
Suisse
Suisse
0
0
0
Playoffs
Groupe C
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Brésil
Brésil
0
0
0
2
Maroc
Maroc
0
0
0
3
Haïti
Haïti
0
0
0
4
Écosse
Écosse
0
0
0
Playoffs
Groupe D
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Etats-Unis
Etats-Unis
0
0
0
2
Paraguay
Paraguay
0
0
0
3
Australie
Australie
0
0
0
4
Turquie
Turquie
0
0
0
Playoffs
Groupe E
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Allemagne
Allemagne
0
0
0
2
Curaçao
Curaçao
0
0
0
3
Côte d´Ivoire
Côte d´Ivoire
0
0
0
4
Equateur
Equateur
0
0
0
Playoffs
Groupe F
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Pays-Bas
Pays-Bas
0
0
0
2
Japon
Japon
0
0
0
3
Suède
Suède
0
0
0
4
Tunisie
Tunisie
0
0
0
Playoffs
Groupe G
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Belgique
Belgique
0
0
0
2
Egypte
Egypte
0
0
0
3
Iran
Iran
0
0
0
4
Nouvelle-Zélande
Nouvelle-Zélande
0
0
0
Playoffs
Groupe H
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Espagne
Espagne
0
0
0
2
Cap Vert
Cap Vert
0
0
0
3
Arabie Saoudite
Arabie Saoudite
0
0
0
4
Uruguay
Uruguay
0
0
0
Playoffs
Groupe I
Équipe
J.
DB.
PT.
1
France
France
0
0
0
2
Sénégal
Sénégal
0
0
0
3
Irak
Irak
0
0
0
4
Norvège
Norvège
0
0
0
Playoffs
Groupe J
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Argentine
Argentine
0
0
0
2
Algérie
Algérie
0
0
0
3
Autriche
Autriche
0
0
0
4
Jordanie
Jordanie
0
0
0
Playoffs
Groupe K
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Portugal
Portugal
0
0
0
2
République Démocratique du Congo
République Démocratique du Congo
0
0
0
3
Ouzbékistan
Ouzbékistan
0
0
0
4
Colombie
Colombie
0
0
0
Playoffs
Groupe L
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Angleterre
Angleterre
0
0
0
2
Croatie
Croatie
0
0
0
3
Ghana
Ghana
0
0
0
4
Panama
Panama
0
0
0
Playoffs
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