Le Qatar ne peut pas jouer
Trump gâche la préparation d'un futur adversaire de la Nati

Le Qatar Football Festival a été annulé dans un contexte de tensions régionales. Privé de matches, le Qatar doit revoir sa préparation avant d’affronter la Suisse.
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Le Qatar ne peut pas disputer de matches amicaux lors de la trêve de mars.
Photo: Mohamed Farag
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Alain Kunz

Cela devait être la deuxième grande fête du football au Qatar après la Coupe du monde 2022. Le Qatar Football Festival, qui devait débuter jeudi, avec notamment un match entre le Qatar et la Serbie. Vendredi, une Finalissima de prestige était prévue entre l’Argentine, championne du monde, et l’Espagne, championne d’Europe. Enfin, le pays hôte devait avoir l’honneur de défier l’Argentine pour conclure l’événement.

Mais cette fête du football n’aura pas lieu. Donald Trump et Israël ont tout fait capoter avec l’attaque contre l’Iran. Le 28 février, les premières roquettes sont tirées. Le lendemain, le Qatar est à son tour visé par des missiles et des drones iraniens. Un jour plus tard, la fédération qatarie de football annonce la suspension de toutes les activités placées sous son autorité.

L’Argentine contrainte de se mesurer au 115e mondial

De quoi enterrer le grand festival de football prévu à Doha. Et avec lui disparaissent les matches programmés lors du dernier créneau international avant celui de mai/juin, juste avant le tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Championne du monde, l’Argentine cherche ensuite en urgence de nouveaux adversaires et ne les trouve qu’à la dernière minute. L’équipe de Lionel Messi joue d’abord à La Bombonera, le stade de Boca Juniors à Buenos Aires, contre la Mauritanie (victoire 2-1), 115e nation mondiale. Puis contre la Zambie, 91e, dans la nuit de mardi à mercredi.

Et le Qatar? «Alors que toutes les autres équipes se regroupent pour affronter d’autres sélections, nous n’aurons aucun match de préparation», explique Ali Al Salat, directeur de la communication de la fédération nationale, à Blick. «Malheureusement, aucun adversaire n’a pu être trouvé. De plus, tout avait déjà été organisé dans notre pays.» Lundi, l’équipe du sélectionneur espagnol Julen Lopetegui s’est réunie à Doha. Depuis, le programme est simple: s’entraîner, encore et encore.

Une situation maintenue, malgré les tensions

La seule bonne nouvelle pour l’équipe nationale a été la reprise du championnat national, interrompu le 2 mars. Mais à peine la compétition relancée, l’Iran attaque la plus grande installation de production de gaz naturel au monde, Ras Laffan, au Qatar. Les réparations devraient durer entre trois et cinq ans.

«Malgré cela, la situation reste normale chez nous», explique Mohamed Hassan, journaliste sportif au Qatar. «Seul le trafic aérien est limité. Mais c’est le cas dans tout le Moyen-Orient.» Sur le plan national, les demi-finales de la coupe ont lieu sans les joueurs appelés en sélection.

Seule l’Irlande au programme pour l’instant

À ce stade, le petit État désertique n’a programmé qu’un seul match international avant celui du 13 juin à San Francisco contre la Suisse. Le 28 mai, le Qatar affrontera l’Irlande à Dublin. «Mais nous organiserons certainement au moins un deuxième match», promet Al Salat.

La période de préparation avant le début de la Coupe du monde s’annonce en tout cas particulièrement longue pour les hommes de Lopetegui. En effet, la dernière journée de la Stars League est prévue le 28 avril, sauf si des matches reportés sont disputés ensuite.

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