Enrico Maassen s’est foulé la cheville et blessé au genou mardi. Pas question, dans ces conditions, de monter dans un avion pour rejoindre Copenhague. Pour éviter tout risque de thrombose, l’entraîneur du FC Saint-Gall a donc pris la route mercredi, direction le Danemark. Onze heures de voiture l’attendent pour rejoindre ses joueurs, avec l’objectif d’arriver dans la soirée. Une entrée en matière pour le moins particulière avant le match aller des barrages de la Conference League, jeudi, sur la pelouse du FC Nordsjælland.
Le club danois joue dans un stade baptisé «Right to Dream». Et c’est précisément ce que les Saint-Gallois veulent s’offrir: le droit de rêver à une qualification pour la phase de championnat. Lukas Görtler, le capitaine et leader des Brodeurs, estime d’ailleurs que les deux équipes sont «à armes égales». La valeur des effectifs semble lui donner raison: près de 30 millions de francs pour Saint-Gall, contre environ 36 millions pour Nordsjælland.
Beaucoup de talents venus en droite ligne du Ghana
Le joueur le plus cher du club danois est Prince Amoako Junior. Valeur estimée: 7 millions de francs. L’attaquant porte le numéro 10 et est, comme plusieurs de ses coéquipiers, passé par la Right to Dream Academy au Ghana. Cette académie est également propriétaire du FC Nordsjælland. Une particularité dans le monde du football: jamais auparavant une organisation africaine à but non lucratif n’avait racheté un club professionnel européen.
En 2023, Nordsjælland a terminé vice-champion du Danemark. La saison dernière, le club a pris la troisième place et décroché son billet pour les qualifications de la Conference League. Jusqu’ici, son parcours européen ressemble à une promenade de santé. Les Danois ont balayé le GAIS Göteborg (6-0, 0-1), puis le Valur Reykjavik (5-0, 2-0). Saint-Gall sait donc ce qui l’attend.