A 20h34, au stade Mehdi Huseynzade, Didier Tholot siffle le début de l'été européen du FC Sion. L'entraînement de veille de match peut débuter. En Azerbaïdjan, où les Valaisans ont atterri mercredi deux heures et demie plus tôt, le BATE Borisov se dressera sur leur chemin jeudi soir, dans le cadre du deuxième tour qualificatif de la Conference League, neuf ans après leur dernière et triste soirée européenne (élimination face au FK Sūduva en 2017).
«Ce n'est que du bonheur. On s'est battus pour ça depuis trois ans. On a été en Challenge League, on est remontés, on a fait une saison correcte la première année, puis la deuxième, on est allés chercher cette qualification. Je crois que la plupart des joueurs n'ont pas beaucoup joué cette compétition, donc c'est quelque chose de bien. On est là pour des choses sérieuses. On est là pour se qualifier», assure-t-il en conférence de presse, quelques minutes plus tôt.
Un surplus de motivation
D'ailleurs, le technicien bordelais partageait quelques craintes avant ce long déplacement de plus de 4500 kilomètres. Mais celui-ci s'est finalement déroulé plus facilement que prévu. «On est partis la veille, on est passés par Milan. J'ai trouvé que le voyage s'est finalement fait assez vite. On a eu une escorte pour venir au stade. Par rapport au déplacement qu'on avait fait pour aller au Maroc en camp d'entraînement, je pense que celui-là est sympa», rigole Didier Tholot.
Le FC Sion a donc découvert le stade Mehdi Huseynzade, et sa pelouse aisément qualifiable de moyenne, en début de soirée mercredi. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la pelouse n'est pas dans un état optimal. Mais les Valaisans ne s'en formaliseront pas, eux qui entendent bien être au rendez-vous du prochain tour, qui pourrait à nouveau les voir affronter une équipe, sur le papier, abordable. «C'est encore une motivation supplémentaire. On sait qu'en passant ce tour-là, on a encore un tour abordable. Je trouve que c'est plutôt une bonne chose», assure Didier Tholot, rejoint par son milieu de terrain Ali Kabacalman.
Match à huis clos en Azerbaïdjan
«On en a un peu discuté entre nous, mais très brièvement, parce qu'on est surtout focalisés sur ce match. C'est sûr que le tirage est intéressant et abordable pour nous. Ça ne va pas être facile, mais c'est bien pour la suite», commente le capitaine, qui vivra jeudi sa première rencontre européenne. «Honnêtement, il y a de la fierté, mais après, ça reste un match de football. C'est une compétition différente, mais je ne la vois pas autrement que comme un match contre un adversaire étranger. Ça me fait plaisir et je pense que c'est le cas de la plupart des joueurs qui n'ont encore jamais joué cette compétition.»
Pour ressentir la ferveur de la Coupe d'Europe, les Sédunois devront toutefois attendre. Et pour cause: la rencontre de jeudi se jouera à huis clos, comme tous les matches européens des clubs biélorusses depuis le début de la guerre en Ukraine. «Je pense que c'est plus compliqué quand il n'y a pas vraiment d'objectif derrière, estime Didier Tholot. Là, on n'est pas focalisés sur le nombre de spectateurs, on est focalisés uniquement sur la performance qu'on doit faire contre cette équipe du BATE Borisov.»
