Les maillots de l'Ajax se faisaient encore rares dans les rues de Sion, baignées de soleil, ce jeudi matin. Seuls quelques duos arpentaient les allées de la vieille ville, rouge et blanc sur les épaules. «C'est vraiment très beau ici. C’est une ville très accueillante, tout le monde est sympathique. C’est agréable», s'émerveille Ruud, aux côtés de George. Les deux amis sont arrivés ce mercredi soir dans la capitale valaisanne et ont déjà eu le temps de la découvrir un peu. Mais surtout de récupérer après un long voyage.
«Nous sommes venus en voiture électrique», expliquent-ils, ajoutant que le trajet a duré plus de dix heures. «Surtout qu'il faut s'arrêter en chemin pour recharger», rigole George, pour qui les déplacements européens sont devenus une habitude. Même si celui de Sion est le premier de la saison. «D'habitude, on en fait deux ou trois par saison.»
La voiture électrique, une institution
Croisés un peu plus loin, Mark et Robin, père et fils, confient être eux aussi venus à Sion en voiture électrique. Un moyen de locomotion particulièrement répandu aux Pays-Bas. «J’ai entendu dire que certains avaient pris l’avion. Mais dans ce cas, il faut ensuite venir depuis Genève ou Lausanne en voiture ou en train. Pour un déplacement de cette distance, environ douze heures, on peut encore le faire en voiture. Plus loin, ça devient compliqué. Pour la Serbie (ndlr: au 2e tour des qualifications), par exemple, nous étions aussi partis en voiture», sourit le paternel, qui a profité de ce match à Sion pour rendre visite à sa sœur dans le canton de Schwytz.
«Je pouvais dire à ma femme que je devais aller voir ma sœur… et l’Ajax», rigole Mark, qui a donc emprunté le col de la Furka pour rejoindre le centre de Sion. En plus de la voiture électrique, ces quatre supporters néerlandais partagent un autre point commun: leur méconnaissance du FC Sion. «Ils sont comment?», demande Ruud à Blick. Il faut dire que Sion n'a plus fait parler de lui sur la scène européenne depuis presque dix ans. Et qu'à l'inverse, l'Ajax, s'il n'est plus le monument qu'il a été, reste habitué à la Champions League.
Le conseil donné aux Sédunois
«On ne connaît pas grand-chose d'eux, souffle Robin. Je sais qu’ils sont très forts en contre-attaque, qu’ils sont actuellement cinquièmes du championnat et qu’ils ont gagné deux de leurs derniers matches, je crois. Ils en ont aussi perdu un.» De quoi aborder cette double confrontation avec optimisme. «3-0 pour l’Ajax», souffle le jeune Néerlandais. «T'es fou», lui répond son père. «Moi, je pense que ce sera un match équilibré. Je ne suis pas très confiant. Je dirais 0-0 ou 1-1.»
«Nous espérons pouvoir encore voir d’autres matches après celui-ci, donc nous espérons gagner», confient Ruud et George. Ce dernier a d'ailleurs un conseil à donner au FC Sion. «Contre Zwolle (ndlr: 0-2 en ouverture du championnat), c’était correct. Face à Heerenveen (ndlr: 2-2), la première période était plutôt bonne. Mais en deuxième mi-temps, l’équipe a un peu baissé de régime. Donc dites à Sion d’attendre la dernière demi-heure avant d’y aller», rigole-t-il. Le message passera-t-il?
