«Quand on a repris l'équipe, peu de gens croyaient en nous parce qu'on n'avait pas de stars, mais des joueurs qui avaient faim, des joueurs revanchards. Aujourd'hui, je suis content que ce groupe puisse vivre ça», relevait avec fierté Didier Tholot, à la veille de la réapparition du FC Sion en Coupe d'Europe.
De retour à Tourbillon depuis trois ans, le Bordelais peut mesurer le chemin parcouru par les Valaisans. Et celui-ci a été important. Il faut dire que la direction a dû tout reconstruire après la relégation survenue au printemps 2023. Fini les stars sur le déclin et les salaires mirobolants, place à la rigueur et au travail.
Le résultat ne peut que réjouir l'ancien attaquant, qui a successivement ramené Sion dans l'élite, avant d'obtenir le maintien puis cette qualification pour les tours qualificatifs de la Conference League. «C'est ce dont je rêvais quand je suis revenu», ajoutait le technicien, qui tentera de faire vivre une seconde épopée européenne au FC Sion après celle vécue en 2015-2016.
«On a tellement de repères entre nous»
À l'époque, les Sédunois avaient pu entrer directement en phase de groupes de l'Europa League. Avec de beaux déplacements à la clé: Liverpool, Bordeaux, Kazan et Braga. Ce jeudi, l'aventure commencera en Azerbaïdjan, où le club biélorusse du BATE Borisov, contraint de jouer à l'étranger depuis le conflit entre la Russie et l'Ukraine, a élu domicile cette saison. Au dernier tour, il s'est défait des Albanais de l'AF Elbasani aux tirs au but et fait largement figure d'outsider sur le papier. Ce d'autant plus qu'il pointe actuellement à l'avant-dernier rang de son championnat national après quatorze journées.
Dès lors, à quoi les supporters valaisans, qui devront regarder la rencontre depuis chez eux, doivent-ils s'attendre? «C'est une équipe qui a un football assez direct, qui joue à cinq derrière, qui compte sur ses deux joueurs de devant et qui a un impact physique important», détaille Didier Tholot, qui se montrait confiant mercredi lors de la conférence de presse d'avant-match. «À nous de mettre la mobilité et la justesse qu'on a pu montrer pendant la préparation. Je pense qu'on a aussi les qualités pour les embêter. On a tellement de repères entre nous, entre le staff, les joueurs et tout le club, puisqu'il y a eu très peu de changements, qu'on est assez sereins dans ce qu'on peut produire et dans ce qu'on fait tous les jours. Ça aide aussi à aborder ce match le plus sereinement possible.»
