Après la réunion jeudi de son exécutif au siège suisse de Zurich, la FIFA a fait part de sa hâte «de voir toutes les équipes participant à la Coupe du monde concourir dans un esprit de fair play et de respect mutuel».
Gianni Infantino ne se mouille pas
«Nous avons un calendrier. Nous aurons bientôt la confirmation des 48 équipes participantes et nous voulons que (la compétition) se tienne comme prévu», poursuit l'organisation dans un communiqué.
Le président de la FIFA Gianni Infantino «a lancé un appel à la paix et réaffirmé le rôle clé du football pour rassembler les peuples en ces temps de turbulences géopolitiques permanentes», sans mentionner plus directement la guerre menée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël.
Or les Etats-Unis sont le principal pays organisateur du tournoi (11 juin - 19 juillet), aux côtés du Canada et du Mexique, et doivent accueillir les trois rencontres du premier tour de la «Team Melli».
Matches délocalisés
De son côté, le président de la Fédération iranienne de football Mehdi Taj a affirmé mercredi que son pays «boycottait les Etats-Unis» mais «pas la Coupe du monde», poussant implicitement pour une délocalisation de ces trois matches.
Mais si la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum avait déclaré mardi que son pays était prêt à accueillir la sélection iranienne, la FIFA n'a pour l'instant nullement ouvert la porte à une telle éventualité, insistant au contraire sur son calendrier d'origine.
De son côté, le président américain Donald Trump a estimé le 12 mars que les joueurs iraniens ne seraient pas en «sécurité» s'ils venaient aux Etats-Unis, sans préciser d'où viendrait la menace planant sur eux.