Victoire face à l'Etoile rouge
YB remporte un duel tendu et s'ouvre la porte d'un printemps européen

En s'imposant 2-0 face à l'Etoile rouge de Belgrade, YB a non seulement remporté une victoire de prestige, mais s'est également assuré de disputer l'Europa League après l'hiver.
Publié: 28.11.2023 à 22:53 heures
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Dernière mise à jour: 29.11.2023 à 00:00 heures
Joel Monteiro face à Mirko Ivanic: les duels ont été âpres au Wankdorf ce mardi.
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

Le speaker du Wankdorf l'a dit, et le message s'est même affiché en grand sur les écrans géants du stade: lors de ses deux premières phases de groupes de la Champions League, YB a toujours gagné un match à domicile. En 2018, la Juventus est tombée sur le synthétique bernois et, en 2021, Manchester United est reparti battu du même endroit. «Ce soir, c'est la dernière occasion, et on y croit!», a crié l'homme au micro et les Gelbschwarzen lui ont donné raison!

Dans une ambiance formidable, et un Wankdorf évidemment à guichets fermés, les joueurs de Raphaël Wicky ont remporté une victoire plus compliquée que le score peut le laisser paraître, tant ils ont accepté de se laisser dominer en deuxième période. Qu'importe: la manière sera bien vite oubliée et l'essentiel est assuré: YB est assuré de terminer troisième et d'être reversé en Europa League.

Un début de match atroce pour YB, qui aurait dû être mené au score

L'essentiel est donc fait, mais que le début de match a été compliqué pourtant pour cet YB hésitant, qui semblait vraiment nerveux et dépassé autant par l'enjeu gigantesque que par la virtuosité technique des milieux de terrain de Zvezda. L'histoire est connue: sous pression, les joueurs de l'Etoile rouge n'ont pas forcément les capacités de résister à très haut niveau, mais lorsqu'on leur laisse l'espace nécessaire, comme c'est le cas en championnat de Serbie, alors ils peuvent (se) régaler.

YB a eu le tort de se montrer bien trop passif en tout début de rencontre et l'Etoile rouge s'est montrée extrêmement dangereuse, Cherif Ndiaye manquant deux énormes occasions d'ouvrir le score (5e et 7e), la première fois en perdant son duel face à Anthony Racioppi, la deuxième en ne cadrant pas sa tête, à chaque fois devant un kop bernois incrédule.

Meschack Elia se fait à nouveau une belle publicité

YB en crise, dans la lignée de sa défaite à Zurich du week-end? Alors que tout le stade commençait à se dire que l'Etoile brillait un peu trop, les Bernois ont soulagé tous leurs supporters en ouvrant le score grâce à Loris Benito, placé au bon endroit sur un corner (8e, 1-0). Ouf!

Sous l'impulsion d'un très bon Meschack Elia, qui s'est encore une fois fait une excellente publicité ce mardi sur la toute grande scène européenne, YB est véritablement entré dans son match et a logiquement doublé la marque à la 29e grâce à une frappe de Lewin Blum (2-0). Mais, juste avant, Anthony Racioppi était à nouveau sorti vainqueur d'un duel, cette fois face à Osman Bukari, parti à l'extrême limite du hors-jeu affronter le portier genevois en ayant eu le malheur de trop pousser son ballon, ce dont a profité Racioppi en se couchant bien, dans le bon timing.

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Lewin Blum exulte: le latéral droit d'YB vient d'inscrire le 2-0!

Si YB s'est montré très convaincant durant une bonne partie de la première mi-temps, il n'en a absolument rien été en deuxième. Les Bernois se sont contentés de gérer leur avance, une stratégie trop dangereuse face à des Serbes qui ont clairement élevé leur niveau d'un cran et se sont créés plusieurs belles occasions.

Inbeom Hwang, le très bon milieu de terrain coréen, a frappé sur le poteau à la 57e, Jovan Mijatovic a tiré juste à côté à la 61e et Anthony Racioppi a gagné son duel face à Jean-Philippe Krasso à la 63e, pour ne lister que ces trois actions qui avaient toutes le poids d'un but.

Une ovation venue récompenser le résultat plus que la manière

Au final, YB, sans être souverain, a tenu bon! L'ovation du Wankdorf à la fin est ainsi venue saluer la victoire, bien plus que la manière, car il est des moments où seul compte le résultat. Non, Berne n'a pas vécu une grande soirée européenne, de celles qui marquent des générations entières, mais, avec ce succès, il s'est permis de pouvoir espérer en vivre au moins une autre en 2024. Et c'est bien là l'essentiel!


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