Sauvé comme par Maggi
Un naufragé survit 24 jours grâce… à du bouillon suisse

Un naufragé en mer des Caraïbes a survécu 24 jours en se nourrissant uniquement de ketchup et de bouillon Maggi. Il a ensuite été sauvé dans les eaux colombiennes, a fait savoir l'autorité navale du pays.
Les bouillons de la marque Maggi, créée en 1885 à Zurich, sont commercialisés dans de nombreux pays par Nestlé.
Photo: Keystone

«Je n'avais rien à manger, juste une bouteille de ketchup, de la poudre d'ail et des cubes de bouillon Maggi. J'ai tout mélangé avec de l'eau pour survivre pendant environ 24 jours», a raconté Elvis Francois, un Dominiquais de 47 ans, dans une vidéo publiée par la marine colombienne. Les bouillons de la marque Maggi, créée en 1885 à Zurich, sont commercialisés dans de nombreux pays par Nestlé.

Le rescapé avait écrit le mot «help» (aide en anglais) sur la coque de son voilier sur lequel il a été retrouvé à 120 miles nautiques (environ 220 km) au nord-ouest de Puerto Bolivar, dans le département septentrional de La Guajira.

Sauvé par un avion

«Le 15 janvier, j'ai vu passer un avion. J'avais un miroir et j'ai commencé à envoyer des signaux» avec la réflexion du soleil, «quand je l'ai vu passer deux fois, j'ai compris qu'ils m'avaient vu», explique-t-il. La marine colombienne est rapidement venue lui porter secours avec le soutien d'un navire marchand.

En décembre, alors que cet habitant de la Dominique réparait un voilier en face d'un port de Saint-Martin, une île du nord-est des Antilles, il a été «emporté vers le large» en raison de mauvaises conditions météorologiques, selon un communiqué de la marine.

«Je ne pouvais rien faire d'autre que m'asseoir et attendre»

«Sans aucune connaissance de la navigation, il était perdu et désorienté en mer, ses efforts pour manœuvrer le navire et les équipements à bord n'ont servi à rien», ajoute la même source. À plusieurs reprises, il a essayé de passer des appels, mais en vain, faute de réseau.

«Je ne pouvais rien faire d'autre que m'asseoir et attendre 24 jours loin de la terre, sans personne à qui parler, sans savoir quoi faire, ni où je me trouvais. C'était dur, par moments je perdais espoir, je pensais à ma famille», a-t-il confié. Il a été remis aux services d'immigration afin qu'ils organisent son retour à la Dominique.

(AFP)

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