Relation Suisse-UE
«Nous ne pouvons pas rester les bras croisés», affirme Guy Parmelin

A défaut d'un accord avec l'Union européenne, la Suisse toque à la porte de plusieurs gouvernements, dont les Etats-Unis. «Toute cette stratégie a été lancée en partie à cause du blocage avec l'UE, commente Guy Parmelin, nous ne pouvons pas rester les bras croisés.»
Publié: 04.02.2023 à 07:03 heures
"Ce n'est pas pour rien que nous signons des accords, notamment avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, car nous cherchons en tout temps des alternatives pour maintenir notre avance", a déclaré le conseiller fédéral Guy Parmelin au Temps (archives).

«Tant que la situation est bloquée, il faut chercher d'autres solutions pour maintenir notre prospérité sur le plan de la recherche, de la science et de l'économie», déclare le conseiller fédéral samedi dans Le Temps.

Le Vaudois a semé des graines lors du Forum économique mondial (WEF) à Davos. Des discussions ont été lancées avec le Royaume-Uni, le Canada et les Etats-Unis, avance-t-il. Un accord sur les produits pharmaceutiques avait déjà été signé avec Washington en janvier.

Guy Parmelin dit aussi vouloir explorer l'opportunité de finaliser l'accord sur le Mercosur, projet de marché commun entre plusieurs pays d'Amérique latine. «Toute cette stratégie a été lancée en partie à cause du blocage avec l'Union européenne, commente le ministre de l'économie, si cela se débloque, tant mieux. Mais nous ne pouvons pas rester les bras croisés et attendre de nous faire dépasser».

Un coup dur pour la recherche

Le conseiller fédéral UDC estime que l'UE a commis une erreur en mettant à l'écart la Suisse et la Grande-Bretagne de programmes comme Horizon Europe. «Cela affaiblit le continent européen, cela ne nous rend pas service et au final cela profite à l'Amérique du Nord ou à l'Asie», résume-t-il.

La Suisse avait interrompu en mai 2021 les négociations avec Bruxelles sur un accord-cadre institutionnel. L'UE avait ensuite classé la Suisse dans Horizon comme pays tiers non associé. En conséquence, les chercheurs et entreprises suisses ne peuvent plus coordonner de projets européens. Et la recherche ne peut plus obtenir de subventions du Conseil européen de la recherche.

(ATS)

Publicité
Vous avez trouvé une erreur? Signalez-la