Relation future avec l'UE
Ignazio Cassis veut un nouveau paquet d'accords bilatéraux

Dans la planification de sa relation future avec l'UE, la Suisse doit sortir des «questions purement techniques et institutionnelles», estime le président de la Confédération Ignazio Cassis. A la place, il faut se concentrer sur le contenu.
Publié: 06.02.2022 à 06:59 heures
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Dernière mise à jour: 06.02.2022 à 09:20 heures
Dans le dossier européen, le président de la Confédération veut se concentrer sur le contenu et non pas les questions techniques (archives).

«Ce n'est que lorsque nous aurons enrichi le contenu, lorsque la politique et la société reconnaîtront les gains matériels que la Suisse peut attendre, qu'un rapprochement institutionnel sera accepté», indique le Tessinois dans une interview à la SonntagsZeitung.

Il explique que le Conseil fédéral est en train de délimiter le cadre d'un possible nouveau paquet de bilatérales ou d'un agenda de discussion avec l'UE et analyse les éléments possibles. Et d'ajouter que la Suisse ne doit pas se limiter à des accords de participation au marché intérieur. Il existe de nombreuses possibilités d'approfondir les relations avec l'UE, par exemple dans le domaine de la santé, de la recherche, des médias ou de la culture.

Ignazio Cassis souligne que les deux parties ont un intérêt à ce que les relations soient règlementées. 1,4 million de citoyens européens vivent en Suisse, qui est en outre le quatrième partenaire commercial de l'UE. «Des relations instables ne sont pas une solution à long terme, ni pour nous ni pour l'UE», constate le ministre des affaires étrangères.

«Pas simplement abandonner nos principes»

L'UE tente néanmoins d'exercer une pression sur la Suisse en créant des liens politiques. La Suisse doit supporter cette pression, estime Ignazio Cassis. «Nous ne pouvons pas simplement abandonner nos principes, prendre la protection des salaires et l'immigration à la légère et mettre ainsi en jeu la paix sociale», souligne-t-il. Et d'ajouter qu'il faut maintenant «un peu de calme et de créativité».

La pression exercée par l'UE s'illustre notamment par les discriminations dans les domaines de la recherche et des technologies médicales. L'UE nuit ainsi également à ses propres citoyens, par exemple en réduisant le choix de produits dans le domaine des technologies médicales, mais aussi au pôle de recherche européen, ajoute le ministre.

Selon lui, le Conseil fédéral est également à l'écoute des idées et des propositions de la société civile. C'est pourquoi deux tables rondes ont été organisées, dont une cette semaine. Différents points de vue ont été abordés, par exemple le projet d'initiative populaire des Verts et d'Opération Libero, explique Ignazio Cassis. Le texte veut forcer le Conseil fédéral à trouver une solution dans les dossiers importants avec l'UE, y compris une solution technique aux questions institutionnelles.

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Les divergences restent toutefois importantes, rappelle le président de la Confédération. Et d'ajouter que «si ce n'était pas le cas, nous aurions probablement résolu le problème depuis longtemps».

(ATS)

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