En cas de pénurie
Les conditions d'admission des médecins pourraient être assouplies

Médecins généralistes, pédiatres, psychiatres et psychothérapeutes de l'enfance devraient pouvoir exercer plus facilement en Suisse en cas de pénurie avérée. Le Conseil fédéral est ouvert à l'idée de déroger à un point des conditions d'admission.
Les cantons devraient pouvoir accorder des exceptions à la règle des trois ans de pratique en Suisse pour certains médecins comme les généralistes (archives).
Photo: SEBASTIAN GOLLNOW

Les conditions d'admission pour les médecins ont été durcies au 1er janvier 2022. Qui veut exercer en Suisse doit notamment avoir au préalable travaillé pendant trois ans dans un établissement helvétique reconnu de formation post-grade. Mais cette disposition pourrait mener à une pénurie de certains médecins dans les régions périphériques.

Pour éviter une telle situation, la commission de la sécurité sociale et de la santé publique propose d'introduire une dérogation. Les cantons devraient pouvoir accorder des exceptions à la règle requise des trois ans d'activité, en cas d’offre médicale insuffisante.

Le Conseil fédéral se montre favorable à cette idée. Cette mesure est limitée dans le temps et ne remet pas fondamentalement en cause l'objectif de qualité et d'efficacité économique des prestations médicales, indique-t-il mercredi. En outre, cette disposition ne s'appliquera qu’à quatre domaines: généralistes, pédiatres, psychiatres et psychothérapeutes de la jeunesse.

Le Parlement devra se prononcer. Dans son rapport, la commission souhaite introduire urgemment cette clause d’exception.


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