Elections françaises
Mélenchon appelle la gauche à sortir de la «culture de la défaite»

Jean-Luc Mélenchon a appelé samedi les partis de gauche avec lequel il a engagé des négociations en vue des législatives françaises de juin à sortir de «la culture permanente de la défaite». Il a regretté qu'ils se «laissent absorber par leurs enjeux internes».
Publié: 30.04.2022 à 11:53 heures
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Dernière mise à jour: 30.04.2022 à 11:54 heures
Jean-Luc Melenchon regrette que certains à gauche aient "la culture permanente de la défaite" (archives).

Fort des 21,95% des voix de son candidat au premier tour de la présidentielle, La France insoumise (LFI) a lancé des discussions bilatérales avec les autres partis de gauche afin de trouver un accord électoral. M. Mélenchon espère d'obtenir la majorité lors de ces législatives, ce qui lui permettrait d'imposer une cohabitation au président Emmanuel Macron et de devenir chef du gouvernement.

Les tractations avec les écologistes d'EELV, le parti communiste (PCF), le Parti socialiste (PS) et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), tous en dessous de 5%, sont censées s'achever dimanche. Mais elles connaissent des accélérations et des blocages successifs depuis dix jours.

«Nous leur proposons une bataille pour gagner. C'est fédérateur, non? Il faut qu'ils sortent de la 'lose'» et «assument la volonté de gagner», s'exclame samedi Jean-Luc Mélenchon dans le Journal du dimanche.

«Pour certains de nos partenaires, gagner, c'est une chimère. Ils ont la culture permanente de la défaite. Alors ils se laissent absorber par les enjeux internes», ajoute le chef de file de la gauche radicale.

Vendredi soir, alors qu'un accord semblait se dessiner avec le PS et EELV, les socialistes ont suspendu les échanges, intimant à LFI de «rompre avec toute logique hégémonique et accepter la pluralité». Certains ténors du PS et un courant minoritaire du parti refusent ce rapprochement historique avec les Insoumis.

La direction du PS a souscrit dans les grandes lignes à des «marqueurs» sociaux du programme de LFI (salaire minimum, âge de la retraite...) mais les points de divergence demeurent notamment sur l'international, le PS refusant la «désobéissance aux traités européens» ou la position «non alignée» sur les Etats-Unis concernant l'Ukraine, prônée par LFI.

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Jean-Luc Mélenchon se veut néanmoins «optimiste» sur la possibilité d'arriver à un accord tout en mettant en garde en cas d'échec: «Les gens n'accepteront pas deux fois de se faire voler la victoire par ceux qui refuseront de construire cette nouvelle majorité».

La convention de désignation des candidats de l'Union populaire, la label commun que M. Mélenchon propose à la gauche, doit avoir lieu le 7 mai.

(ATS)

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