100 jours d'Elisabeth Baume-Schneider
«Je ne suis pas devenue conseillère fédérale par hasard»

Il est venu le temps d'un premier bilan intermédiaire ce lundi. La ministre de la Justice Elisabeth Baume-Schneider est en poste depuis 100 jours. C'était un début difficile.
La nouvelle conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider tire lundi un bilan de ses 100 premiers jours au gouvernement.
Photo: MICHAEL BUHOLZER
Tobias Ochsenbein

La nouvelle conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a fait le bilan de ses 100 premiers jours au Conseil fédéral lundi à Zurich. Elle a qualifié son élection le 7 décembre 2022 de «surprise». Toutefois, il était important pour elle de souligner, ce n'était pas une coïncidence.

Surprise ou coïncidence, EBS, comme on appelle aussi la première représentante du canton du Jura au Conseil fédéral, était très heureuse d'être élue au gouvernement. La raison: «ici, on peut faire changer les choses – j'aime quand ma vie est utile», a-t-elle déclaré.

La magistrate socialiste a connu un début difficile. Elle a joué le rôle de médiatrice au sujet de la question jurassienne. Il s'agissait plus précisément du changement de canton de la commune de Moutier, qui est passée de Berne au Jura, ainsi que d'un accord sur la péréquation financière.

175e anniversaire de la Constitution

La Constitution fête cette année son 175e anniversaire. «En 1848, de nombreuses personnes ont obtenu des droits. Leurs intérêts ont été protégés et leurs voix ont été entendues», a rappelé la conseillère fédérale. La participation a été un enrichissement pour la Suisse et la renforce.

Aujourd'hui, la protection et la participation restent des valeurs centrales et sont «l'ADN du département» fédéral de justice et police, a souligné la Jurassienne. C'est autour de ses deux axes qu'elle veut structurer son action à la tête du DFJP.

Parmi les domaines qui l'occuperont, Elisabeth Baume-Schneider a cité la violence contre les enfants, la protection des personnes non binaires et la lutte contre le trafic des êtres humains. Elle entend aussi faciliter l'insertion des personnes du status S dans le marché du travail.

(Avec l'ATS)

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