Le Parlement a définitivement adopté mercredi la proposition de loi visant à créer un droit à l'«aide à mourir», qui permettrait à certains malades atteints de pathologies graves d'obtenir sous conditions l'administration d'un produit létal.
Pour entériner cette promesse d'Emmanuel Macron maintes fois retardée, le gouvernement avait donné le dernier mot à l'Assemblée nationale, qui a approuvé le texte par 291 voix contre 241, sous les yeux de partisans et d'opposants au texte, présents dans les tribunes.
Emmanuel Macron a salué mercredi le Parlement pour ce «débat constructif et respectueux», se félicitant que «l'engagement» qu'il avait pris en ce sens ait été «tenu».
L'Eglise fulmine
«Merci à tous les parlementaires qui ont permis un débat constructif et respectueux», a écrit le chef de l'Etat sur X, quelques minutes après ce vote solennel historique. «En 2022, j'avais pris l'engagement d'ouvrir ce chemin avec les Français. Avec gravité, avec humilité et dans le plein respect de notre démocratie, cet engagement est tenu», a-t-il ajouté.
L'adoption de l'aide à mourir marque «une rupture grave dans l'histoire de notre pays», ont déploré les représentants de l'Eglise de France, dont le président de la Conférence des évêques Jean-Marc Aveline.
«Les effets d'une telle législation ne se mesurent pas encore mais ils se dessinent déjà. Notre rapport à la vulnérabilité, à la vieillesse, au handicap ou à la maladie, changera», ont-ils dénoncé dans un communiqué.