Les gardes à vue de neuf des onze personnes interpellées depuis mardi dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque ont été prolongées de 24 heures, a annoncé mercredi le parquet de Lyon.
Sept personnes sont actuellement en garde à vue pour «homicide volontaire, violences aggravées» et «association de malfaiteurs en vue de commettre un délit», et les quatre autres le sont pour «mise à disposition de moyens en vue de se soustraire aux recherches», précise le parquet dans un communiqué.
Deux assistants parlementaires
La garde a vue a été prolongée de 24 heures pour les sept hommes et deux femmes qui avaient été arrêtés mardi soir dans la région lyonnaise, en Haute-Loire, dans la Drôme et dans l'Aisne. Un couple a, lui, été arrêté mercredi.
Parmi les suspects figurent deux assistants parlementaires, dont Jacques-Elie Favrot, et un ancien stagiaire du député LFI Raphaël Arnault. Raphaël Arnault, qui a fondé le mouvement d'ultragauche la Jeune Garde avant d'être élu député du Vaucluse en 2024, a annoncé avoir engagé lundi les démarches pour rompre le contrat de Jacques-Elie Favrot.
Fondée à Lyon en 2018 et dissoute en juin, la Jeune Garde est au coeur des soupçons dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque. Le jeune militant nationaliste de 23 ans a été frappé jeudi soir par plusieurs personnes cagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi.