«C'est l'ultragauche qui manifestement a tué» Quentin, un étudiant de 23 ans proche des identitaires, mort après une violente agression en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po à Lyon, a estimé dimanche le ministre de la Justice Gérald Darmanin.
«Aujourd'hui, c'est l'ultragauche qui a tué, c'est incontestable», a encore déclaré le garde des Sceaux, invité du Grand Jury RTL/Public Sénat/Le Figaro/M6. «Il y a en effet des discours politiques, notamment ceux de la France insoumise et de l'ultragauche, qui mènent malheureusement (...) à une violence très débridée sur les réseaux sociaux, une violence extrême sur les réseaux sociaux et dans le monde physique», a-t-il développé.
Gérald Darmanin a par ailleurs pointé une «complaisance de la France insoumise (...) pour la violence politique». «Au commencement était le Verbe. Mais les mots peuvent tuer. Des esprits simples, des esprits radicalisés peuvent utiliser ces mots pour intervenir dans le champ physique et assassiner, violenter, menacer», a-t-il estimé, reprochant au chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, ou à Rima Hassan, de n'avoir pas dit «un mot pour la famille de ce jeune homme».
L'étudiant de 23 ans avait été pris en charge «dans un état grave» jeudi en début de soirée par les secours et placé dans le coma, avec un pronostic vital engagé.
Selon le collectif Némésis, proche de l'extrême droite, Quentin faisait partie du service d'ordre chargé d'assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient contre la conférence de Rima Hassan. Il aurait été agressé selon eux par des militants antifascistes dont certains issus de la Jeune Garde, le collectif cofondé par le député LFI Raphaël Arnault, dissous en juin 2025.
L'étudiant est décédé samedi. Une enquête est en cours pour coups mortels aggravés et violences aggravées, a indiqué le parquet de Lyon. L'avocat de la famille, Me Fabien Rajon, a dénoncé un «crime» et un «guet-apens méthodiquement préparé».
Dans le sillage du président de la République, l'ensemble de la classe politique a dénoncé samedi le «déferlement» de violence à l'origine du décès du jeune homme, tandis que LFI s'est défendue de toute implication.
Interrogé sur franceinfo tv, le député Eric Coquerel a répété que LFI condamnait «toute violence politique» et affirmé que les militants chargés de la sécurité de Rima Hassan «n'étaient impliqués en rien dans ce qui s'est passé». Il a pointé un «contexte lyonnais» marqué par la violence de «groupuscules d'extrême droite».
Silencieux depuis jeudi, Raphaël Arnault a exprimé «horreur et dégoût» après le décès de Quentin, et souhaité que «toute la lumière soit faite» sur le drame.
Le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, s'est lui alarmé de la dégradation de plusieurs locaux et permanences LFI, dénonçant des «accusations sans aucun fondement contre les Insoumis en exploitant le drame survenu à Lyon».