Le patron de LVMH Bernard Arnault a démenti dimanche toute «fissure» au sein de sa famille en réaction à un article du Monde paru vendredi faisant état de dissensions entre ses enfants, avec en toile de fond sa succession à la tête du géant mondial du luxe. «Ceux qui (...) parient sur la fissure d'une famille pour vendre du papier (...) attendront longtemps», écrit-il dans un long message posté sur le compte X du groupe LVMH.
«Rivalités»
Dans leur article paru vendredi, dernier d'une série de six, les journalistes du Monde Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider décortiquent les «rivalités» entre les cinq enfants de Bernard Arnault, issus de deux unions, ainsi que les inimitiés entre sa deuxième épouse, Hélène Mercier, et son gendre, le milliardaire Xavier Niel.
«Chez les Arnault, apparemment on ne discute pas, on complote; on ne délibère pas, on rivalise», ironise plus loin le grand patron. «Dans le monde réel, mes enfants dirigent des Maisons, forment des équipes, prennent des décisions et, sacrilège, s'appellent le dimanche», ironise-t-il. «Ce qui, dans une famille ordinaire, s'appelle un dimanche s'appelle chez nous une intrigue».
Le patriarche n'a pas nommé de successeur à ce jour, mais ses cinq enfants – une fille, quatre fils – travaillent tous pour le groupe et quatre sont au conseil d'administration. Deux d'entre eux, Antoine Arnault et Delphine Arnault, font désormais partie du comité exécutif.
A un actionnaire qui l'avait interrogé en avril dernier lors de l'assemblée générale de LVMH au sujet de sa succession, Bernard Arnault, 77 ans, avait répondu qu'il avait été «renouvelé» l'année dernière à «99%» et lui avait suggéré de reposer la question «dans sept-huit ans».