Le patient a été isolé
La France enregistre un premier cas d'Ebola chez un médecin

La France enregistre son premier cas d'Ebola: un médecin revenant de RDC, frappée par une épidémie meurtrière. Le patient est isolé, et une enquête identifie des cas contacts pour limiter les risques.
Un homme manipule un pulvérisateur rempli de désinfectant dans un centre de traitement Ebola à Rwampara, Congo, le 20 juin 2026.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Pour la première fois, un cas d'Ebola a été identifié sur le territoire français, chez un médecin de retour de République démocratique du Congo (RDC) actuellement confrontée à une importante épidémie, ont annoncé mercredi les autorités sanitaires françaises.

Le ministère de la Santé «confirme ce jour l'identification d'un premier cas positif de maladie à virus Ebola sur le territoire national», dit-il dans un communiqué, précisant que le patient a été isolé. Interrogé par l'AFP, le ministère indique que le cas a été identifié en métropole. La situation est suivie «de très près» par le Premier ministre, selon son entourage.

C'est la première fois qu'un cas d'Ebola est diagnostiqué en France. En 2014, lors d'une importante épidémie en Afrique de l'Ouest, deux patients avaient été accueillis sur le territoire français, mais après avoir été diagnostiqués à l'étranger.

Quelques cas avaient, en revanche, été détectés à l'époque sur les sols américain ou britannique. Dans le cas présent, la RDC, d'où revenait le médecin diagnostiqué, est actuellement frappée par une importante épidémie de cette maladie qui se traduit par une fièvre hémorragique très souvent meurtrière.

Un risque d'infection faible

Le cas français est le premier identifié hors du continent africain pour cette épidémie qui frappe aussi l'Ouganda, et met en jeu une souche rare du virus, dite Bundibugyo, contre lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique. Les experts en santé publique estiment largement que le risque de transmission de l'épidémie reste faible à travers le monde, en raison du caractère relativement peu contagieux du virus Ebola.

«Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a jugé faible le risque d'infection pour les résidents européens et les voyageurs se rendant en zone de circulation active, et très faible pour la population générale européenne», rappelle le ministère de la Santé.

Une enquête est en cours

«Toutes les mesures de précaution, et notamment l'isolement du patient, ont été prises dès son arrivée sur le territoire national avec un transfert à l'hôpital dans des conditions sécurisées afin d'éviter tout risque de contamination», a-t-il par ailleurs assuré.

Une enquête est en cours pour identifier d'éventuels cas contacts qui seront enjoints à un isolement à domicile pour 21 jours. L'OMS avait indiqué mi-juin que la transmission de l'épidémie s'accélère en RDC malgré le renforcement des mesures de riposte sanitaire. Selon les chiffres officiels, 896 cas ont été recensés, dont 232 décès, mais nombre d'experts jugent probable que l'ampleur soit sous-estimée, l'épidémie frappant des régions très reculées.

Une charge virale «très faible»

Le patient a une charge virale «très faible», a annoncé le ministère de la Santé français, précisant que des contacts étaient «en cours d'identification».

Le patient «a embarqué sur un avion de ligne depuis Kinshasa en étant quasi asymptomatique – céphalées» et son état s'est «légèrement dégradé pendant le vol» avant une prise en charge immédiate à son atterrissage à Paris, a précisé le ministère dans un message à la presse. L'ONG Alima a annoncé qu'il s'agissait de l'un de ses médecins.


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