Gaz à effet de serre
La vache est-elle l'ennemie du climat?

En digérant, les vaches émettent du méthane, un puissant gaz à effet de serre. C'est pourquoi les bovins sont régulièrement accusés de nuire au climat en éructant. Une étude montre désormais comment l'agriculture peut s'attaquer au problème.
Publié: 17.02.2022 à 00:01 heures
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Dernière mise à jour: 16.02.2022 à 11:51 heures
Article rémunéré, présenté par Proviande

La vache parvient à manger de l’herbe et à la digérer, ce dont nous, humains, sommes incapables. Mais cette capacité est associée de manière récurrente à un problème, à savoir que les ruminants éructent le méthane produit par la digestion dans leurs estomacs. Le méthane est encore plus nocif pour le climat que le CO2, qui est produit en grande partie par les moteurs à combustion des véhicules ou par le chauffage au mazout.

Des cycles, des cycles et encore des cycles!

Il convient de distinguer le méthane provenant de sources d’énergie fossile, qui s’échappe dans l’atmosphère lors de l’extraction de pétrole et de gaz naturel par exemple, de celui produit dans un cycle biologique.

Le méthane qui est rejeté par les ruminants se décompose, en combinaison avec l’oxygène et sur une durée d’une dizaine d’années, en CO2 et en eau. Ce CO2 est ensuite transformé en hydrates de carbone et en oxygène par la photosynthèse des plantes qui poussent dans nos prairies et nos champs. Il se forme donc un cycle: le méthane rejeté par les ruminants lors de la digestion est décomposé en CO2, lequel est réabsorbé par les plantes, qui sont de nouveau mangées et digérées par les animaux.

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Tant que l’on n’augmente pas la taille du cheptel de ruminants, la quantité de méthane qu’il produit dans l’atmosphère reste constante et tant que cette quantité n’augmente pas, il n’en résulte aucune contribution au réchauffement climatique. Même si le méthane provenant de sources d’énergie fossile se décompose, tout comme le méthane biogène, en CO2, ce dernier continue de s’accumuler dans l’atmosphère, car la végétation existante n’est pas en mesure de l’absorber. Il s’agit donc d’une voie à sens unique qui entraîne une augmentation des gaz à effet de serre et contribue ainsi au réchauffement climatique.

Augmentation du rendement

Dans notre pays, l’agriculture est à l’origine de 14 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre, comme en attestent les chiffres de l’Office fédéral de l’environnement. Elle occupe ainsi la quatrième place, derrière les transports avec 32,4 %, l’industrie avec 24,3 % et les ménages avec 16,6 %. Mais tous les secteurs doivent contribuer à la réduction de nos émissions. L’agriculture et l’économie animale ne font donc pas exception.

En Suisse, le cheptel bovin a reculé de plus de 25 % depuis 1980, ce qui a permis de contribuer de manière significative à la réduction des gaz à effet de serre provenant de l’agriculture. De plus, le bétail bovin est souvent plus performant dans notre pays qu’à l’étranger: les animaux vivent plus longtemps et produisent plus de viande ou de lait, ce qui signifie que pour chaque kilo de viande ou de lait, les émissions moyennes de méthane diminuent. C’est d’ailleurs l’une des mesures envisagées dans la dernière étude de l’Interprofession du lait et Proviande. Plus de viande ou de lait par vache grâce à une augmentation du rendement et à une plus longue durée de vie des animaux. L’élevage d’animaux produisant moins de méthane offre également un potentiel de réduction considérable.


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Cet article a été rédigé pour le compte d’un client. Les contenus sont de style journalistique et répondent aux critères de qualité de Ringier.

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