En zone mixte, Attilio Biasca est tout sourire. Non pas qu'il faisait la tronche les autres jours. Bien au contraire, d'ailleurs. Mais cette fois-ci, le No 94 peut s'arrêter et discuter, ce qu'il n'a pas pu faire après les matches contre les États-Unis et la Lettonie. Treizième attaquant, il n'avait en effet pas griffé la glace. Frustrant? «Non, j'avais simplement hâte de recevoir ma chance.»
Celui qui dispute son premier Mondial avec les adultes sait très bien où il met les pieds et ne fait montre d'aucune frustration quant à ce rôle qui lui a été dévolu durant deux matches: «C'est une équipe incroyable, précise-t-il. C'est déjà magnifique d'être là, non? Franchement, si on me demande de remplir les gourdes, je le ferai.»
À la place de Théo Rochette
Mais contre l'Allemagne, il n'a pas eu besoin de couper les citrons ou apporter à boire à ses coéquipiers. Il a même disputé ses premiers shifts. D'abord un durant le premier tiers. Mais c'est surtout lors de la seconde période et jusqu'à la fin du match qu'il a vraiment pu jouer régulièrement. Et pas avec n'importe qui, puisqu'il a évolué avec les deux stars de NHL, Nico Hischier et Timo Meier. Il a ainsi remplacé Théo Rochette dans ce premier trio.
Y a-t-il une raison à cette rocade? «C'est une décision de coach, a simplement précisé Jan Cadieux. Je voulais donner un nouveau look à cette ligne.» Les trois hommes avaient déjà joué ensemble en Suède lors de la dernière semaine de préparation. «Quand j'ai vu mon nom au tableau avec eux, j'ai dû contrôler deux ou trois fois que c'était juste, nous avait-il confié à Ängelholm. Je n'en croyais pas mes yeux.»
«Comme un petit garçon»
La surprise était moins grande qu’en Suède. L’ampleur du moment, par contre, n’avait rien à voir. De quoi le rendre nerveux? «Nerveux, ce n’est pas le bon mot, a-t-il souri. J'attendais ce moment avec impatience, mais lors des premiers shifts, il m'a fallu un peu retrouver le rythme. Les jambes étaient un peu lourdes (rires). Plus le match avançait et mieux je me sentais.»
Quel a été le message de son coach au moment de le lancer dans le grand bain? «D'être moi-même, a précisé l'ancien junior de Zoug. Il m'a dit d’apporter de l’énergie.» Ce que le joueur de Fribourg Gottéron a parfaitement fait durant les 8'47'' passées sur la glace. Il n'a d'ailleurs pas du tout paru dépassé par l'enjeu ou la pression. «Sur la glace, j'étais comme un petit garçon: tu joues simplement parce que tu aimes le hockey. J'ai appris que lorsque tu réfléchis trop, ça ne fonctionne pas.»
Lundi, cela a fonctionné. À voir si son coach a également été convaincu et s'il va reconduire la ligne Meier - Hischier - Biasca. En Suède, cela n'avait pas été le cas.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Suisse | 3 | 9 | 9 | |
2 | Finlande | 3 | 9 | 9 | |
3 | Autriche | 3 | 7 | 9 | |
4 | Hongrie | 3 | 0 | 3 | |
5 | Etats-Unis | 3 | -2 | 3 | |
6 | Lettonie | 3 | -2 | 3 | |
7 | Allemagne | 3 | -9 | 0 | |
8 | Royaume-Uni | 3 | -12 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Canada | 3 | 12 | 9 | |
2 | Slovaquie | 3 | 5 | 8 | |
3 | République Tchèque | 3 | 3 | 7 | |
4 | Norvège | 3 | 7 | 6 | |
5 | Suède | 3 | 1 | 3 | |
6 | Slovénie | 3 | -4 | 3 | |
7 | Danemark | 3 | -11 | 0 | |
8 | Italie | 3 | -13 | 0 |


