La chute se poursuit
Le dollar s’affaiblit alors que des pourparlers se profilent

Le dollar poursuit son recul, porté par l’espoir de négociations entre Washington et Téhéran. Malgré des incertitudes, les marchés anticipent un apaisement, ce qui réduit la prime de risque liée au conflit.
Le dollar recule face à l’euro sur fond d’espoir diplomatique.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

La devise américaine recule à nouveau vendredi, délaissée par des investisseurs confiants quant à la tenue de négociations de paix entre Washington et Téhéran, au troisième jour d'un fragile cessez-le-feu entre les deux pays. Vers 18H00 GMT, le billet vert cédait 0,18% à la monnaie unique européenne, à 1,1720 dollar pour un euro, et reculait de 0,14% face à la livre à 1,3455 dollar.

Les mouvements sont toutefois plus contenus qu'en milieu de semaine, lorsque la monnaie américaine avait chuté de concert avec les cours du pétrole. «Nous sommes vendredi et les négociations entre les États-Unis et l'Iran prévues ce week-end pourraient ou non aboutir à des progrès; les marchés se montrent donc quelque peu prudents», relèvent les analystes de Scotiabank.

Poussée de l'inflation

Si la Maison-Blanche a promis d'«essayer de mener des négociations positives», elle a aussi appelé Téhéran à «ne pas se jouer» d'elle. Le président du Parlement iranien a, lui, exigé une trêve au Liban et le déblocage des actifs de son pays avant toute négociation de paix avec les États-Unis, jetant un doute sur la tenue de ces pourparlers, prévus au Pakistan.

Malgré ces incertitudes, le dollar continue de perdre inexorablement la prime de guerre que la devise a emmagasiné depuis les premières frappes israélo-américaines en Iran. En une semaine, le billet vert a ainsi perdu environ 1,75% face à l'euro.

«À mesure que la confiance s'améliore, les fondamentaux reviennent au premier plan (et) le dollar se retrouve fondamentalement sans soutien», selon la plateforme Convera. «La guerre reste la seule véritable bouée de sauvetage du dollar», assure-t-elle même. La devise pâtit aussi de la poussée de l'inflation aux États-Unis le mois dernier, à 3,3% sur un an selon l'indice CPI, un chiffre toutefois conforme aux attente des investisseurs.


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