Une plus-value massive
Construire sa maison est un meilleur investissement que l'or

Pour le plus grand bonheur des investisseurs, le prix du kilo d'or a augmenté de 750% entre 1998 et 2026. Dans le même temps, les fonds propres dans l'achat d'une maison ont été multipliés par dix.
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Le prix de l'or a augmenté d'environ 750% depuis 1998.
Photo: imago/Sven Simon
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Martin Schmidt

Le prix de l'or atteint des sommets historiques, pour le plus grand bonheur des investisseurs. Une personne qui en a acheté un kilo pour 13'600 francs en 1998 peut le revendre aujourd'hui contre 116'000 francs. Soit une plus-value de 750%. Qui dit mieux?

Les acheteurs immobiliers n'ont pas à rougir de l'envolée de l'or. Selon les chiffres de l'expert en données du marché immobilier Iazi, une maison individuelle type en Suisse coûtait alors environ 610'000 francs. On parle ici d'un logement doté de 5 pièces, d'une surface habitable de 140 mètres carrés, située sur un terrain de 500 mètres carrés. Valeur actuelle de ce genre de résidence? Approximativement 1,7 million.

Investissement multiplié par 10

En 1998, l'acheteur devait apporter des fonds propres d'au moins 122'000 francs. Compte tenu de la plus-value réalisée depuis, cet apport représente aujourd'hui 1,2 million de francs suisses. Selon Iazi, cela correspond à une augmentation de valeur de 900%. L'investissement initial a donc été multiplié par dix. Dans ce calcul, l'immobilier surpasse l'or en matière d'accumulation de patrimoine.

La hausse considérable de la valeur des maisons individuelles s'explique par l'effet de levier: si un bien est financé à 20% par des fonds propres et à 80% par un emprunt, la plus-value s'applique à la totalité du financement. Le capital investi est ainsi multiplié par cinq. Comme il est quasiment impossible d'acquérir une maison ou un appartement sans emprunt, la plupart des propriétaires bénéficient de cet effet de levier.

Un secteur sûr

Avec l'or, une hausse de 10% de sa valeur se traduit par un bénéfice de 10% pour l'investisseur. À moins qu'il n'opte pour des produits à effet de levier, qui comportent des risques plus élevés. Dans ce cas, si le prix baisse, l'effet de levier agit en sens inverse, faisant fondre de manière disproportionnée le capital de l'investisseur.

Ce risque existe bien sûr également lors de l'achat d'une maison à crédit. Les prix de l'immobilier en Suisse n'ont pratiquement cessé d'augmenter depuis 1998 et sont donc considérés comme moins volatils que d'autres placements. Mais la situation pourrait changer à tout moment. Si une maison perd 10% de sa valeur, la moitié du capital investi (pour un apport initial de 20%) serait perdue. La banque exigera alors rapidement que le propriétaire apporte de nouveaux capitaux. Ceux qui ne peuvent pas le faire devront vendre à perte.

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