Personne, ou presque, ne s’attendait à une telle annonce. Malgré des succès retentissants, l’ancien descendeur Marc Gisin (37 ans) quittera son poste de chef de course chez Stöckli à la fin de la saison. Pourquoi cette démission surprise?
La réponse de Marc Gisin: «Il y a trois ans, j’ai repris une équipe extrêmement performante des mains de mon prédécesseur Beni Matti, et j’ai tout mis en œuvre pour maintenir ce niveau d’excellence. Ce fut une expérience formidable de collaborer avec des coureurs et des développeurs de matériel d’un si haut niveau. Mais le moment est venu pour moi de relever un nouveau défi.»
Sous sa direction, le Fribourgeois Alexis Monney a franchi un cap pour s’imposer parmi les meilleurs spécialistes de vitesse (sept podiums en Coupe du monde, deux médailles aux Championnats du monde) au sein de l’équipe Stöckli, dans le sillage de l’exceptionnel Marco Odermatt.
Marc Gisin a également réussi un joli coup au printemps dernier en attirant le super talent zougois Lenz Hächler (22 ans, champion du monde junior et actuel leader du classement général de la Coupe d’Europe) en provenance de Nordica, alors que toutes les grandes marques se l'arrachaient.
Un solide palmarès
On ne sait pas encore précisément de quoi sera fait l’avenir du frère des championnes olympiques Dominique Gisin et Michelle Gisin. Une chose est sûre en revanche: son successeur sera le Valaisan Jörg «Yoyo» Roten. Frère de Karin, ancienne skieuse de haut niveau (double vice-championne du monde de géant et vainqueure de deux slaloms en Coupe du monde), il est depuis deux ans l’entraîneur de Wendy Holdener.
Auparavant, ce père de deux enfants, qui a lancé sa carrière d’entraîneur au sein de l’équipe masculine suisse, a connu de grands succès dans l’équipe privée de la superstar norvégienne Henrik Kristoffersen. «J’ai été entraîneur pendant vingt ans. Le moment est idéal pour entamer un nouveau chapitre. Mais il a toujours été clair pour moi que je voulais rester dans le monde du ski. Stöckli, synonyme de qualité supérieure, m’offre exactement ce que je recherchais», explique Jörg Roten à Blick.