Un top 15 très émotionnel
Ramon Zenhäusern: «Comme dans un rêve!»

Le Haut-Valaisan a réalisé une magnifique deuxième manche pour s'offrir un premier top 15 dans une saison galère. Une performance pleine d’émotion, devant un public suisse qui l’a dignement fêté.
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Ramon Zenhäusern salue le public d'Adelboden, acquis à sa cause.
Photo: keystone-sda.ch
Thomas Freiburghaus
Thomas FreiburghausJournaliste

«C'est comme dans un rêve.» Les yeux brillants dans l’aire d’arrivée, Ramon Zenhäusern peine à redescendre de son nuage après sa folle deuxième manche à Adelboden. Avec un 15e rang final, le Haut-Valaisan sort enfin la tête de l’eau, dans une saison plus que compliquée.

Le public conquis

«C’est tellement beau de vivre ça ici. C’est la course la plus émotionnelle de l’année, beaucoup de moments sont remontés», confie-t-il, ému. Le Haut-Valaisan a marqué ses premiers points en Coupe du monde, il y a treize ans, sur le Chuenisbärgli (22e en 2013). Il y a aussi signé son premier top 10 (7e en 2016).

Cette année, dans une ambiance survoltée, il a allumé du vert en bas du mur, après une deuxième manche de folie. «Ça fait un moment que je m’étais plus assis sur le siège de leader», sourit Ramon Zenhäusern, longtemps fêté par le public suisse. Des «RAMON! RAMON!», puissants, sont descendus des tribunes après que les stars Alex Vinatzer ou Marco Schwarz ont échoué à quelques centièmes du Haut-Valaisan.

Deux courses pour des JO

Avec ce top 15, Ramon Zenhäusern se relance un peu, dans une saison galère (25e à Val d’Isère comme seul résultat avant ce week-end). «Vous ne pouvez pas vous imaginer comme il skie à l’entraînement depuis le début de saison. Mais il y a un bug sur les courses», explique Thierry Meynet, l’un de ses entraîneurs, à la presse. «Franchement, à la première manche, j’ai fermé les yeux quand il est passé vers moi. Il n’arrivait pas à lâcher. À la deuxième manche, j’ai revu le Ramon de l’entraînement», se réjouit-il.

Deuxième temps du second tracé, Ramon Zenhäusern prouve qu’il peut, à 33 ans, toujours régater avec les meilleurs. «Ça peut être un petit déclic pour les prochaines courses», souffle-t-il. Il le faudra: il ne lui reste que deux slaloms pour aller chercher un nouveau top 15, sésame qui lui ouvrirait les portes des Jeux Olympiques 2026, probablement ses derniers.

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