Un Lauberhorn très particulier
La neige est trop molle à Wengen, constatent les descendeurs

Des températures printanières et des portions de piste molles caractérisent le premier entraînement du Lauberhorn. L'Italien Giovanni Franzoni s'en sort le mieux, Marco Odermatt se classe dixième.
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Le ciel était encore couvert au-dessus de l'Eiger lors de la reconnaissance du parcours.
Photo: keystone-sda.ch
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Benjamin Gwerder

L’ambiance est déjà presque printanière à Wengen en ce début d’après-midi de mardi. La couverture nuageuse se dissipe avant midi, le soleil s’impose et les températures grimpent nettement lors du premier entraînement du Lauberhorn : environ six degrés sont mesurés dans l’aire d’arrivée.

Les descendeurs le ressentent surtout dans la seconde moitié de la plus longue piste de Coupe du monde. À partir de là, la neige est actuellement assez molle, donc plus lente qu’à l’accoutumée, comme le confirme Marco Odermatt. Après sa manche, le vainqueur de l’an dernier constate: «C’est déjà exigeant, comme toujours ici. Cette année, même un peu plus. Nous avons skié environ dix secondes de plus que lors de la course de l’an passé.»

À l’arrivée, Franjo von Allmen affiche lui aussi une certaine inquiétude. Le Bernois aimerait des conditions plus dures. «J’espère que la piste va encore se raffermir d’ici la course. La neige molle, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé», admet-il, lui qui a abordé ce premier entraînement «plutôt tranquillement».

Justin Murisier explique ce qu’il faut maintenant

Pour que le souhait de Franjo von Allmen se réalise, «deux ou trois nuits claires» suffiraient, selon Justin Murisier. «La base est en réalité très bonne», assure le Valaisan.

Stefan Rogentin se montre, lui, pragmatique. «Il y a bien un trou à un endroit, mais c’est une descente très longue. Elle ne peut pas être parfaite dès le premier jour», explique-t-il à Blick.

Pour rester rapide malgré ces conditions, il faut surtout adapter le matériel et retravailler la ligne avec précision, souligne Justin Murisier: «On ne skie pas la même trajectoire sur de la neige molle que sur de la glace.»

Trois Italiens dominent l’entraînement

Les trois meilleurs temps de cette première séance sont tous italiens. Giovanni Franzoni s’impose en 2’28’’68, devant Mattia Casse (+1’’45) et Christof Innerhofer (+1’’62). Le Suisse le plus rapide — même s’il ne se montre pas totalement satisfait — est Marco Odermatt (10e, +2’’55), juste devant Stefan Rogentin (11e, +2’’57).

Suivent Marco Kohler (16e, +2’’75), Alexis Monney (18e, +3’’02), Franjo von Allmen (27e, +3’’55), Lars Rösti (33e, +3’’73), Niels Hintermann (45e, +5’’04), Livio Hiltbrand (50e, +6’’02), Justin Murisier (54e, +7’’13) et Alessio Miggiano (58e, +8’’27).

Justin Murisier explique son important retard: «J’ai freiné avant le saut du Silberhorn. Sinon, le saut porte très loin et la réception est assez plate — et je n’ai pas besoin de ça pour mes genoux en ce moment.»

L’Autrichien Marco Schwarz n’était pas au départ. «Blacky», sixième lors de sa première descente de Coupe du monde à Wengen en 2023, a été cloué au lit par une gastro-entérite.

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