Le patron de la FIS en danger
Un passeport arménien sauvera-t-il le poste de Johan Eliasch?

Fragilisé à la tête de la FIS, Johan Eliasch pourrait briguer un nouveau mandat grâce à un passeport arménien. Une issue controversée avant le congrès de juin à Belgrade.
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Johan Eliasch est président de la FIS depuis cinq ans.
Photo: keystone-sda.ch
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Ramona Bieri

Les 10 et 11 juin, Belgrade accueillera le congrès de la FIS. Les délégués y éliront notamment leur président. Mais la réélection de Johan Eliasch, en fonction depuis cinq ans, apparaît fortement compromise.

Pour briguer la présidence de la Fédération, ou un siège au Conseil de l’instance, un candidat doit en effet être soutenu par sa fédération nationale. Or, ce n’est pas le cas d’Eliasch, binational suédo-britannique. Dès la mi-mars, la fédération britannique a annoncé la candidature de Victoria Gosling. Dans le même temps, la piste suédoise s’est elle aussi refermée. La fédération scandinave a choisi de proposer Karin Mattsson pour siéger au Conseil de la FIS.

L'Arménie à la rescousse?

Eliasch doit-il quitter ses fonctions faute de soutien national? Rien n’est encore tranché. Le dirigeant aurait trouvé une autre voie pour pouvoir se présenter. Selon «NRK», il serait désormais soutenu par l'Arménie. Encore faut-il, pour cela, qu’il possède un passeport arménien, comme l’exigent les statuts de la FIS. Le média norvégien a sollicité la fédération arménienne de ski sur ce point, sans obtenir de réponse à ce stade.

Le quotidien suédois «Expressen» a de son côté contacté directement Eliasch. Celui-ci a bien répondu à l’appel, mais n’a livré aucune précision sur une éventuelle nationalité arménienne. «Je n’ai pas le temps de parler avec Expressen», a-t-il déclaré avant de mettre fin à la conversation, en invitant son interlocuteur à se tourner vers la FIS.

Si Eliasch a effectivement entrepris des démarches pour obtenir un passeport arménien dans le seul but d’être nommé, la méthode pour tenter de conserver son poste interrogerait. Le flou devrait toutefois rapidement disparaître. Mercredi, la FIS publiera sur son site la liste complète des candidats retenus. Et même si le nom d’Eliasch y figure, rien ne garantira son maintien. Il devra encore réunir en juin un nombre de voix suffisant pour être réélu.

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